Filtrer
Rayons
Support
Éditeurs
Langues
Prix
-
François de Clerq, jeune universitaire, vit un amour sans ombres avec Laure. Mais un jour, elle lui annonce qu'elle le quitte, laissant pour seule explication une carte postale reproduisant un tableau de Dalí, Le Grand Masturbateur, qu'ils ont vu ensemble à Madrid et qui les a sidérés. François tente de comprendre. Peu à peu il s'aperçoit que cette oeuvre est en train de prendre le pouvoir sur leurs esprits. L'un et l'autre sont frappés d'hallucinations, comme possédés par le génie du peintre. C'est la raison de la fuite de Laure. Ils vont décider de se battre contre cette emprise.
Richard Texier, en exprimant avec sensualité et intelligence son rapport à la peinture, tente de rendre compréhensible la genèse du geste artistique. Le Grand M, à la fois roman et confession d'un peintre amoureux de la vie, nous fait partager sa passion pour l'art et pour ses puissances. -
Après La chanson de Passavant et Sans bruit sans traces, Sur les bords de tout est le troisième volet des aventures du lieutenant de vaisseau Passavant des baleines, dit tout simplement « Passavant ». Par l'entremise de ce double, François Sureau revient sur vingt ans d'aventures dans les points chauds du globe, aventures qu'ils traite sur un mode a la fois attendri et parodique.
Ce récit poétique a l'allure d'un collage ou les éléments les plus prosaïques et parfois les plus cruels de notre monde moderne servent malgré eux à une forme d'accomplissement.
Hommage a peine voilé à Cendrars comme aux ermites égyptiens des premiers siècles, Sur les bords de tout explore les rivages du fleuve qui nous emporte vers on ne sait où.
Parution simultanée dans la collection blanche d'un récit : Je ne pense plus voyager. -
Ces dix-huit textes inédits jalonnent la carrière de Mac Orlan, de 1921 à 1968. Leurs personnages constituent, selon le mot de l'auteur, «un congrès de compagnons de la mauvaise chance venus sur les chemins du hasard». On y retrouve des visages familiers. Bob le meurtrier, Nelly de Tampico, Ann de Saint-Jean, Jean François de la Providence de Dieu, tante Sarah ressemblent comme des frères (et
des soeurs) d'infortune à la petite aveugle Tess et Stephen le pickpocket entrevus dans Sous la lumière froide, à Nelly et Jean Rabe qui croisèrent leurs destins, sans les réunir, dans l'étrange estaminet du Quai des brumes. Manon, alias la Souricière, est à la fois une descendante de la Catherine de Vauselles que Mac Orlan rend responsable de l'escamotage de François Villon (Une fin comme une autre). C'est aussi une réplique plus sanguinaire de la Manon amante du pirate de L'Ancre de Miséricorde. Et c'est encore une projection de la mythique espionne allemande de la guerre de 1914-1918 : Mademoiselle Docteur ou Fräulein Doktor... On reconnaîtra peut-être aussi, dans Images dans les docks, l'ombre de ce personnage qui hantera toute l'oeuvre de Mac Orlan avant de s'incarner définitivement dans le Père Barbançon. Autant de visages familiers pour ceux qui cèdent aux charmes secrets d'un auteur dont les héros sont voués aux destinées brutales.