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Véritable acte de naissance et de résurrection pour Iggy Pop et David Bowie, qui va métamorphoser les horizons artistiques d'au moins trois générations de groupes, The Idiot est une aventure, sans cesse entretenue par des hasards de musique, des rencontres improbables et beaucoup de malice. Un disque de référence entre respect du patrimoine culturel, hommages appuyés aux aînés, avant-garde électronique, inventivité débridée, obsession esthétique et fulgurances musicales. Iggy sans les Stooges accepte enfin la main tendue de Bowie, pour signer le premier acte de son grand retour.
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Au moment d'enregistrer Closer, Joy Division est devenu une unité de musiciens professionnels, signés par le label Factory qui respecte leur liberté artistique et leur fournit de bonnes conditions de création. Leur présence scénique a gagné en qualité et en puissance. Une tournée aux États-Unis se profile pour le printemps suivant la sortie de ce deuxième album. « Nous abordions les années 80 avec excitation » se rappelle Sumner. Mais Closer naît du déséquilibre entre un groupe indépendant qui progresse et un chanteur, Ian Curtis, qui glisse dans ses propres ténèbres jusqu'à l'irréparable.
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Something Else by the Kinks ? « Seulement quelque chose d'autre ? » « Quelque chose de différent » ? Le nom de l'album suscite le malentendu. En 1967, riche en albums historiques, ça ne pardonne pas. Album après album, les Kinks deviennent un peu plus les Kinks. C'est donc cette différence, cette manière autarcique d'aborder la musique, qui marque la production du groupe : beaucoup de narcissisme, de mégalomanie et surtout une élégance immense. Et c'est de cette façon que le titre doit être entendu, comme l'annonce de quelque chose que personne d'autre que les Kinks n'aurait pu enregistrer.
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Pixies : Doolittle
Le J. de Bob, Christophe Debouit
- Éditions densité
- Discogonie
- 6 Mai 2025
- 9782919296576
Un titre énigmatique, un singe auréolé, une multitude de références bibliques et aquatiques,les mystères de l'Ouest et de l'espace qui s'entrecroisent et surtout un sens de la dynamique incomparable : Doolittle a tout pour marquer les esprits en 1989. Son impact a contribué à élargir l'audience de la scène alternative américaine, celle qui constituait la marge rageuse du rock et l'éthique punk du do-it-yourself, face au hard rock fm qui remplissait alors les stades.
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Les Rita Mitsouko : The No Comprendo
Marc Besse
- Éditions densité
- Discogonie
- 1 Décembre 2023
- 9782919296422
Pour The No Comprendo, Catherine Ringer et Fred Chichin changent la dimension qui était la leur jusqu'au succès de Marcia Baïla. En travaillant une charpente rock-funk tirant vers des sons plus ronds, plus massifs aussi, mais sans tomber dans le piège de l'emphase pop.Une machine à danser intelligente, qui sait envelopper le funk d'atours un peu « crashés » et syncopés ; une boule d'énergie, fulgurante et chic à la fois où l'écriture soignée tient le premier rôle avec, en second degré, une dance-music agitant pieds, bassin et mollets pendant quatre minutes de pur plaisir.
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En 1975, dans un New-York en surfusion, à l'écart du son des protopunks, surgit un disque culte, un brasier de poésie rock, Horses. Après Janis Joplin, Patti Smith est la pionnière d'un nouveau visage du rock féminin, un rock anguleux, halluciné.
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Public Enemy : It takes a nation of millions to hold us back
Grégory Salle
- Éditions densité
- Discogonie
- 7 Mars 2025
- 9782919296569
Extrêmement influent quant à la suite à donner au genre, le hip hop de Public Enemy ouvre aussi plus largement le rap à un public élargi, allant cueillir l'attention et chercher sur son terrain une frange du métal et du rock indépendant en recherche d'appel fédérateur et vindicatif, fût-il communautaire. Propulsée par la verve des chroniques sociales et des slogans de Chuck D, relancée avec efficacité par Flavor Flav et tissée très serré d'échantillons, l'adresse à la communauté noire de It Takes a Nation of Millions to Hold us Back se présente comme un manifeste politico-esthétique.
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Serge Gainsbourg : Histoire de Melody Nelson
Philippe Gonin
- Éditions densité
- Discogonie
- 15 Janvier 2021
- 9782919296217
Pour Serge Gainsbourg, Histoire de Melody Nelson est d'abord une histoire de rencontres : celle amoureuse, de Jane Birkin et celle musicale, de Jean-Claude Vannier. L'une et l'autre ont eu une influence considérable sur cet album. Échec notoire à sa sortie, il n'est devenu disque d'or après que Gainsbourg trouve enfin un succès large avec sa version iconoclaste de la « Marseillaise » version reggae en 1979.
Composé de trois entités dont le traitement diffère (le groupe rock, les éléments symphoniques et la voix de Gainsbourg), le son de l'album est unique dans l'univers pop de ce début de 1971.
Le mixage ne cherche pas à restituer la réalité de l'espace et du volume sonore.
L'idée d'un album-concept, aurait été glissée à Gainsbourg lors d'un déjeuner par le directeur artistique Jean-Claude Desmarty. « Je [lui] ai suggéré d'enregistrer un album-concept, les Anglais faisaient ça avec succès et ça n'existait pas en France. » Romantique et sulfureuse, la foudroyante Histoire d'un dandy amoureux d'une nymphette épouse la forme d'un labyrinthe.
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Jean-Louis Murat : Le Moujik et sa femme
Cédric Barré
- Éditions densité
- Discogonie
- 6 Mai 2025
- 9782919296583
Avec sa pochette et son titre déroutants, « l'album rouge » est un disque amoureux, passionnel et passionnant conçu, selon la modestie légendaire de Jean-Louis Murat, pour « écraser toute la concurrence ». L'auteur de Vénus, voguant d'ordinaire en compagnie de son alter ego musical Denis Clavaizolle, rompt sur Le Moujik et sa femme avec (presque) tout ce qui a fait sa notoriété et sa réputation.
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C'est une carte de visite de moins de quarante minutes : avec Dry, autrement dit en 11 chansons, PJ Harvey s'est fait un nom. À coeur ouvert, PJ Harvey y dit ses amours contrariées sur un lot de guitares rutilantes et pourtant rêches, emplit ses ritournelles de figures bibliques ou matraque l'ennui de tous les jours jusqu'à obtenir satisfaction. Une fois sorties de sa chambre, les chansons de PJ Harvey épatent : les managers du label Too Pure, d'abord, John Peel, ensuite... et puis le reste du monde.
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Il faudrait idéalement pouvoir écouter les Doors depuis la vie. Or, la fin est là dès le commencement et, leurré par ce jeu constant sur « The End », on envisage trop souvent les Doors depuis la mort de Jim Morrison, sans réellement saisir le profond vitalisme de cette musique. C'est particulièrement tentant pour ce qui est du dernier album, L.A. Woman (1971). D'emblée, le mythe de Morrison se torsade à la mort et empêche la vive écoute des Doors. Le souhait qui anime ce petit livre est de désencombrer ce groupe de sa légende pour tâcher de le rendre à la musique.
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"In Utero" a souvent été réduit à une note testamentaire du leader de Nirvana, Kurt Cobain, qui exorcise une dernière fois ses démons sur le bûcher grunge avant de lui-même "brûler franchement plutôt que de s'éteindre à petit feu". Ayant pour mission de recouvrer une virginité indé perdue avec le succès planétaire de "Smells Like Teen Spirit", cet album va pourtant bien au-delà d'une simple mise au point.
Hostile et direct, il se déploie comme un fabuleux traité d'anatomie artistique où se croisent une irrépressible sensibilité pop, une intégrité morale punk et l'ambition de dépasser le style que le trio de Seattle avait contribué à créer. De sa conception urgente à son accouchement dans la douleur, l'ultime album de Nirvana est vu ici à travers ses douze titres comme un passionnant bouquet de cris suspendus, frayant avec la souffrance physique et mentale, qui rend coup pour coup par ses brèches de lumière et d'humour noir. -
Broken English (1979) constitue une renaissance et un tournant pour Marianne Faithfull, l'égérie britannique des années 1960. La voix abimée par des années d'excès pose une nouvelle atmosphère tournée vers la décennie des années 1980.
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Un volume très à part de la collection Discogonie, qui marque un double 10e anniversaire (celui de la collection et du disque) Music For Museum est le récit de la création de la toute première « musique originale de musée » créée par le groupe AIR à l'invitation du Palais des beaux-arts de Lille en 2014, et gravée sur vinyle en tirage limité.
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« Achetez (ce disque) parce que vous l'aimerez. Gardez-le parce qu'un jour vous en aurez besoin. » C'est dans ces termes qu'un critique au Melody Maker tressait les lauriers du deuxième album de Tindersticks lors de sa sortie voilà 30 ans. Alternant coups de sang et ballades mélancoliques, courts instrumentaux et chansons longues en bouche, c'est un disque riche et hétéroclite, qui déborde d'idées, d'envies et de pistes. Cinq chansons vont être totalement rhabillées par un orchestre symphonique : A Night In, Tiny Tears, Talk To Me, Travelling Light et Mistakes. Le post-rock est à venir.
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Harvest de Neil Young est l'un de ces étranges albums qui, au moment sa sortie, ne reçut ni l'assentiment de la critique, ni celui de son auteur ! Le public allait pourtant lui faire un accueil triomphal et le propulser au sommet des hit-parades des ventes de l'année 1972. Au fil des décennies, il s'est imposé comme un des albums clef de l'histoire du rock. C'est que, dans ses choix de production et d'instrumentation aussi bien que dans ses textes et dans son travail d'écriture, Neil Young réussit cette prouesse rare d'incarner son époque. Harvest peut s'écouter aussi bien comme une sorte d'acte de décès des utopies de la période hippie que comme l'acte fondateur de cet adult oriented rock qui s'imposera comme l'une des grandes tendances des décennies à venir, sans perdre pour autant cette hargne et ce son que lui envieront les hérauts du grunge.
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Fantasmé dans plusieurs configurations, Smile n'aura peut-être jamais le statut de chef-d'oeuvre canonique et immuable. N'existant longtemps qu'en pièces détachées, objet de manipulations diverses par ses impétrants (maison de disque, Brian Wilson, les autres Beach Boys), au fil des décenies, Smile ou Smiley Smile ou Smile Sessions ou Brian Wilson Presents Smile reste une oeuvre ouverte, inachevable, perdue pour le panthéon. Ce livre essaie de proposer une lecture aussi fragmentée que son sujet, à partir de la chronologie des sessions en studio.
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Dernier volet de la trilogie glacée, Pornography apparaît comme l'ultime étape d'un processus d'exploration des possibles. L'album est une sorte de « monument à la limite du pays fertile » (Paul Klee), brûlant les toutes dernières cartouches d'un homme, Robert Smith, qui n'aura d'autre solution après cela que la fuite. Non une fuite en avant conduisant à la mort, mais une échappée vers ailleurs. Mise à nue violente et indécente dans les tréfonds de l'âme, plongée en apnée dans les profondeurs abyssales des craintes et tourments les plus sombres, Pornography ne pouvait être qu'un point d'achèvement après quoi il fallait disparaître... ou renaître. Ce petit livre n'a d'autres but que d'explorer les processus de création ayant conduit à ce disque aujourd'hui reconnu comme une pierre angulaire dans la carrière du groupe voire dans l'histoire de la musique pop-rock.
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Jimi Hendrix ; are you experienced
Michel Delville
- Éditions densité
- Discogonie
- 25 Octobre 2019
- 9782919296170
Are You Experienced paraît au Royaume-Uni le 12 mai 1967, à peine trois semaines avant le Sergeant Pepper's des Beatles, qu'il talonne bientôt dans les charts britanniques. À l'époque, Hendrix a déjà engrangé trois tubes, « Hey Joe », « Purple Haze » et « The Wind Cries Mary » ayant atteint le top ten du classement des singles, et ce à peine un an après son arrivée en Angleterre.
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Sa couverture est blanche comme son inspirateur le fameux Album Blanc des Beatles. Surnom possible d'un double vinyle sans titre et sans image sorti en 1968, l'année du séjour en Inde, de l'entrée de Yoko et Linda dans les vies de John et Paul, l'année des révolutions. Juste un numéro de série. Juste un album des Beatles rempli à ras bord de trente chansons et expériences sous tension.
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En 1977, le groupe le plus punk au monde n'était vraisemblablement pas les Sex Pistols, The Damned ou The Clash, mais un duo de rockabilly électronique venu du fin fond de la zone de Brooklyn, physiquement intimidant, symbolisant par sa création musicale le délabrement social et architectural de la Grosse Pomme. Équipé d'une vieille boîte à rythme de bal, d'un orgue Farfisa couplé à quelques effets basiques, et d'un micro trempé dans une réverbération monstrueuse et un écho fantomatique, Suicide a engendré une musique minimaliste, chaotique et épileptique.
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Dominique A ; la fossette
Thierry Jourdain, Pierre Lemarchand
- Éditions densité
- Discogonie
- 2 Avril 2021
- 9782919296231
En 1992, chanter en français pour un artiste qui aspire à faire un disque intransigeant ou introspectif va à l'encontre du bon sens et de la pensée dominante qui règne dans l'univers du rock indépendant. Il se retrouve alors instantanément, quelles que soient les chansons qu'il crée, étiqueté « chanson française ». Les précurseurs qu'ont été Alain Bashung et Jean-Louis Murat atténuent le sentiment d'isolement de Dominique A et le confortent dans ce choix définitif de chanter dans sa langue maternelle. "La Fossette" est un mélange de paresse assumée à certains moments et de volonté esthétique très claire d'un art volontairement brut à d'autres. Avec le recul, ces deux mouvements sont bien plus liés qu'on ne pourrait le croire et ne sont pas, d'ailleurs, sans rappeler une certaine démarche et attitude punk auxquelles Dominique A confesse être très attaché. La « paresse » a toujours été très relative chez lui et ne doit, en aucun cas, être confondue avec l'inactivité ou l'absence d'effort. Elle autorise l'invention.
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Alain Bashung ; fantaisie militaire
Pierre Lemarchand
- Éditions densité
- 10 Septembre 2021
- 9782919296286
L'objet de ce livre est de donner à voir le processus de création qui aboutira à la Fantaisie militaire. Un album qui concilie simplicité mélodique et complexité harmonique et où sont mêlés des instruments organiques et sons issus de machines.
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The Pogues : Rum, Sodomy & The Lash
Yann Liotard
- Éditions densité
- Discogonie
- 7 Avril 2023
- 9782919296378
Avec leurs mauvaises manières, leur façon à eux de faire revivre le folklore irlandais, The Pogues ont été des passeurs géniaux. Pour ça, il n'y a pas de mauvaises manières, il n'y a que des méthodes qui marchent. Jouant le jeu de l'instrumentarium et des thèmes traditionnels, le groupe, qui doit sa vitalité poétique à Shane MacGowan au chant, a écrit maintes chansons que beaucoup prennent pour des airs traditionnels irlandais.
Mais les Pogues ont fait leurs classes au milieu des punks et leur gigue carbure à cette énergielà, généreuse sur scène, mal contrôlée en dehors, avec son lot de frasques, de dentitions incomplètes et de substances trop faciles d'accès pour un groupe en vogue au milieu des années 1980.
Elvis Costello, le producteur de Rum, Sodomy and The Lash, sera parvenu à catalyser et restituer cette bourrasque londono-irlandaise sans jamais avoir l'air d'y toucher, discret jusqu'à subtiliser la seule touche féminine du groupe, sa bassiste.