Filtrer
Rayons
Support
Éditeurs
Langues
Prix
Arthena
-
Antoine Coysevox. Le sculpteur du Grand Siècle
Valérie Carpentier-Vanhaberbeke, Alexandre Maral
- Arthena
- 27 Novembre 2020
- 9782903239664
-
Guy François (vers 1578-1650), peintre caravagesque du Puy-en-Velay
Bruno Saunier
- Arthena
- 30 Novembre 2018
- 9782903239633
Guy François fait partie de ces peintres de la première moitié du XVIIe siècle qui ont fait toute leur carrière en dehors du milieu parisien. Actif au Puy-en-Velay des années 1610 jusqu'à sa mort en 1650, il est l'un des premiers à avoir introduit en France le caravagisme, découvert lors de son long séjour à Rome au début du siècle, où il avait également côtoyé Annibal Carrache et surtout Carlo Saraceni. En ce sens, Guy François est un artiste novateur qui renouvelle l'art de peindre, jusqu'alors largement influencé par la production de la seconde école de Fontainebleau.
À son retour de Rome en 1613, Guy François installe son atelier au Puy-en-Velay, sa ville natale, et réussit à se constituer rapidement une clientèle importante à travers les ordres religieux qui trouvent dans ses tableaux aux compositions simples et claires le véhicule parfait pour la représentation des idées de la Contre-Réforme. C'est ainsi que l'art de Guy François est diffusé dans une bonne moitié sud du royaume de France, de Bordeaux à Lyon et des confins nord de l'Auvergne au Languedoc, avec Toulouse et Montpellier.
Outre des tableaux de retable, il peint également des grands décors pour les jésuites, des petits tableaux de dévotion privée, des portraits et quelques scènes allégoriques. Son art est un mélange de caravagisme, de classicisme et de réalisme, puisant dans son Velay natal les personnages de ses compositions. Il émane de sa peinture une austère simplicité doublée d'une intense poésie de ses personnages. -
Figure majeure d'un foyer artistique liégeois tourné surtout, en ce XVIIe siècle, vers Rome et Paris, Bertholet Flémal, formé par le caravagesque Gérard Douffet, se fit d'abord connaître par ses peintures d'autel novatrices. Il séduisit rapidement une clientèle privée friande de ses tableaux de cabinet, en particulier de ses scènes de Bacchanales.
Sa carrière le mena fréquemment à Paris, où il peignit la coupole de l'église des Carmes et le plafond de la salle du trône aux Tuileries avant d'être reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture. Personnalité aux multiples facettes, peintre officiel du prince-évêque de Liège, architecte, illustrateur, ténor à la cathédrale de sa ville, il acheva son existence pourvu d'une prébende de chanoine auprès d'une collégiale de la cité.
Véritable chef d'école, il vit passer dans son atelier de nombreux élèves, dont Gérard de Lairesse, le « Poussin hollandais », aujourd'hui reconnu comme l'un des grands artistes de l'époque.
Sa production répertoriée, comprenant désormais une centaine d'oeuvres souvent inédites, permet de prendre enfin toute la mesure d'un artiste puissant que Sandrart qualifia en 1679, quatre ans à peine après sa mort, de « Raphaël des Pays-Bas ». -
À l'abri dans les chapelles latérales, les treize Mays encore conservés à Notre-Dame de Paris ont heureusement été épargnés par l'incendie d'avril 2019 qui a gravement affecté la cathédrale. Le grand public a découvert, à cette occasion, l'existence de cet ensemble exceptionnel de soixante-seize peintures religieuses du Grand Siècle, véritable premier musée de la peinture française.
Le 1er mai de chaque année, de 1630 à 1707, la confrérie des orfèvres parisiens a offert à Notre-Dame un tableau de grand format (environ 4,50m sur 3,50m) en hommage à la Vierge Marie. Ces Mays, disposés sur les piliers de la cathédrale, ont été dispersés à la Révolution. Les sujets, parfois inédits, étaient décidés et contrôlés par les chanoines de Notre-Dame. Ils illustrent les Actes des Apôtres, les Évangiles ou les thèmes fondateurs de la Contre-Réforme. La plupart des grands artistes de la période, dont le Premier peintre Charles Le Brun, Eustache Le Sueur, les Coypel, Laurent de La Hyre, Joseph Parrocel ou les frères Boullogne, ont ainsi participé au renouvellement de l'iconographie religieuse à une époque de rapports complexes entre l'Église de France, la monarchie et la papauté.
Les cinquante-deux Mays localisés aujourd'hui, pour certains roulés dans des réserves et en attente de restauration, sont répartis entre Notre-Dame, le musée du Louvre, des musées de province et différentes cathédrales et églises. Des dessins, esquisses, gravures, répliques ou copies rendent utilement compte de la quasi-totalité des Mays disparus. L'iconographie complète de ce cycle unique est enfin intégralement restituée, dans un ouvrage attendu de longue date par les historiens et les historiens de l'art.
Avant-propos de Pierre Rosenberg de l'Académie française, Président-Directeur honoraire du musée du Louvre.
Préface de Stéphane Loire, Conservateur général au département des Peintures du musée du Louvre.
-
-
Elève fidèle et favori de François-André Vincent, Meynier connut une carrière officielle commencée avec le Prix de Rome en 1789, poursuivie sous l'Empire et la Restauration par ses envois aux Salons et les commandes de l'Etat. Parallèlement, l'artiste a travaillé pour les collectionneurs privés les plus importants de son temps: Boyer-Fonfrède, Lucien Bonaparte, le marécha Berthier et le comte von Schönborn.
Peintre d'histoire, Charles Meynier est d'abord un dessinateur magistral, créateur de sujets, cherchant dans les sources classiques des épisodes arement illustrés. Ses dessins reflètent une grande culture, une étude approfondie de l'Antique et une connaissance littéraire peu banale, confirmée par l'importance de sa bibliothèque et de sa collection d'estampes. -
Joseph Parrocel (1646-1704) ; la nostalgie de l'héroïne
Jérôme Delaplanche
- Arthena
- 1 Septembre 2006
- 9782903239350
Joseph Parrocel est le peintre emblématique de la bataille, faite d'héroïsme et de bravoure. Il fut aussi l'un des inventeurs de la scène de genre moderne avec des chasses ou des scènes galantes souvent transposées en Orient. Il s'illustra dans des compositions religieuses dessinées ou gravées très expressives. S'exprimant par la couleur et les empâtements, il privilégia « l'effet » et le dynamisme du mouvement.
-
Tous les aspects de l'art du grand sculpteur sont évoqués dans une monographie et un catalogue exhaustif : ses liens avec Poussin et les tenants du classicisme à Rome, ses rapports avec Bernin, ainsi que sa production de putti, dont le goût perdura jusqu'aux Lumières. Cet ouvrage analyse ainsi de manière renouvelée le style de François du Quesnoy et replace son oeuvre dans l'évolution de l'art du Grand Siècle.
-
-
Jean-bernard restout (1732-1796), peintre du roi et revolutionnaire
Nicole Willk-brocard
- Arthena
- 23 Janvier 2018
- 9782903239596
Fils de Jean II Restout, grand peintre religieux du XVIIIe siècle, apparenté à Noël Hallé et à Jean Jouvenet, Jean-Bernard Restout reçoit une solide formation artistique et littéraire.
Pensionnaire à l'Académie de France à Rome, il exprime d'emblée un talent novateur, sobre et vigoureux.
Agréé à l'Académie royale comme peintre d'histoire en 1765, il connaît ses premiers succès. Il s'insurge contre le refus du jury d'exposer une de ses oeuvres au Salon de 1769 ; son ressentiment envers l'Académie et les institutions ne fera que croître. Il peint peu, tarde à honorer ses commandes, mais ses oeuvres de la maturité confirment les exceptionnelles qualités de l'artiste, également subtil et intelligent portraitiste.
La Révolution à laquelle il adhère avec enthousiasme lui permet, aux côtés de David, d'assouvir sa vengeance contre l'Académie. Il côtoie Robespierre et Fabre d'Églantine mais signe ainsi sa perte : nommé inspecteur général du Garde-Meuble, il est injustement impliqué dans le vol des bijoux de la Couronne et incarcéré avant d'être libéré après le 9 Thermidor. La redécouverte de son oeuvre - largement inédit - fait regretter son choix de la politique au détriment de la peinture.
Préface par Pierre Rosenberg de l'Académie française -
Reconnu jusq'aux années 1830 comme un artiste majeur, Alexandre-Évariste Fragonard (1780-1850) a été injustement éclipsé au profit de son père, le célèbre Jean-Honoré.Peintre d'Histoire en vogue, artiste troubadour, Alexandre-Évariste est un créateur au talent éclectique. Précoce - il présente son premier dessin au Salon à treize ans -, il n'aura de cesse d'explorer avec succès tous les domaines : peinture, dessin, gravure et sculpture. Si ses scènes d'Histoire nationale - François Ier armé chevalier par Bayard, Jeanne d'Arc sur le bûcher ou La Bataille de Marignan -, sont entrées dans notre imaginaire, Fragonard a également fourni de nombreux dessins pour des recueils de gravures, des modèles de formes et de décors pour la manufacture de Sèvres ou pour des costumes de l'Opéra.Fidèle aux leçons de son maître David, Fragonard fils, nous montre aussi ses dons de coloriste, aux effets de lumière audacieux et maîtrisés, hérités de son père, et ses évocations de Bradamante ou de la statue du commandeur de Dom Juan peuvent être qualifiées de romantiques.
-
Moins célèbre qu'Antoine, son frère, Noël-Nicolas Coypel fut pourtant l'un de ceux qui anticipèrent le style de la peinture dite «rococo». Ses tableaux mythologiques rivalisent avec ceux de Lemoyne et de De Troy. Très tôt collectionnées par les amateurs de son temps, ses oeuvres conjuguent avec bonheur légèreté gracieuse et aspiration à l'idéal de la « grande peinture ».
-
Au XVIIIe siècle, la vogue sans précédent du portrait, notamment au pastel, est dominée par deux grandes figures: Maurice Quentin Delatour et Jean-Baptiste Perronneau. Reçu à l'Académie en 1746, Perronneau excelle dans ce genre, sachant donner à ses portraits l'impression qu'ils sont réalisés dans l'instant. Il devient ainsi l'un des peintres favoris du public du Salon du Louvre où sa rivalité avec Delatour va s'afficher pendant plus de vingt ans. Perronneau se rend dans les grandes villes françaises et les capitales étrangères à la rencontre d'une clientèle appartenant aussi bien à la grande aristocratie qu'au monde du négoce ou à celui des arts. Ses portraits illustrent la société d'un monde des Lumières en mouvement.
C'est au tournant du XXe siècle que les plus grands collectionneurs redonneront à Perronneau la place qu'il mérite. Contemporains des impressionnistes, ils seront sensibles à la « ressemblance savante » de ses figures, à sa touche vibrante et à son talent de coloriste.
Riche de plus de quatre cents illustrations d'oeuvres souvent inédites, l'ouvrage de Dominique d'Arnoult permet de prendre toute la mesure de l'un des plus grands portraitistes francais. -
Indissociable du Premier peintre du roi Simon Vouet, dont il reproduisit en gravure plus de quatre-vingts oeuvres, Michel Dorigny (1616-1665) fut bien plus que son assistant. Après une formation chez Georges Lallemant, il entra dans l'atelier de Vouet en 1636 et devint son principal collaborateur avant de lui succéder en 1649. Son style aux compositions claires et monumentales, ponctuées de couleurs fortes s'en inspire mais révèle un artiste talentueux et novateur.
Décorateur majeur du Paris de la régence d'Anne d'Autriche et des maisons royales, il mène les chantiers de plusieurs grands hôtels particuliers, notamment celui de Lauzun sur l'île Saint-Louis, dont le spectaculaire ensemble est encore en place. On lui doit également l'ornementation de plusieurs châteaux, comme celui de Colombes (plafond aujourd'hui à l'hôtel de ville du Port-Marly), et la réalisation de séries, les Muses ou l'Histoire de Diane. Il se voit confier les décors du palais Mazarin à Paris et, à l'apogée de sa carrière, ceux du pavillon de la Reine au château de Vincennes, son chef-d'oeuvre.
L'étude et le catalogue raisonné de Damien Tellas permettent de redécouvrir l'oeuvre et la place éminente de ce peintre-graveur, véritable chef d'atelier pour la décoration de bâtiments parmi les plus prestigieux du Grand Siècle. -
Formé à Anvers dans l'atelier d'Abraham Janssens, émule de Caravage à Rome, adepte de Guido Reni à Venise, peintre collectionneur, mais aussi expert et marchand d'art, Nicola Régnier fut sans nul doute l'un des artistes les plsu atypiques de son époque.
Selon une triple perspective, l'étude d'Annick Lemoine reconsidère l'ensemble des activités de Nicolas Régnier, celle du peintren du marchand et du collectionneur. L'auteur propose une nouvelle interprétation de la place de Régnier au sein du mouvement caravagesque et éclaire d'un jour nouveau son rôle dans le renouvellement de la peinture vénitienne. L'analyse détaillée du milieu de Régnier (du cénacle du marquis de Giustiniani à l'Accademia degli Incogniti) dévoile les ambitions du peintre courronées par l'obtention d'un brevet exceptionnel de "peintre du roi de France en Italie" en 1644. -
Célèbre de son vivant - près de 100 000 visiteurs défilèrent le jour de la Toussaint, en 1899, lors du dévoilement de son grand Monument aux morts au cimetière du Père-Lachaise -, encensé par une critique unanime, Grand Prix de sculpture de l'Exposition universelle de 1900, Albert Bartholomé atteint une renommée internationale presque équivalente à celle d'Auguste Rodin.
Peintre naturaliste, ami intime de Degas, Bartholomé se tourne vers la sculpture à la mort de son épouse Prospérie de Fleury ; au cimetière de Bouillant, à Crépy-en-Valois, il réalise pour sa tombe un monument en bronze d'une intense force dramatique.
Bustes de ses amis, nus délicats et groupe en marbre (Adam et Ève du musée de l'Ermitage), baigneuses épanouies et portraits en buste inspirés par Florence, son jeune modèle devenu sa seconde épouse, alterneront par la suite dans un style simplifié annonciateur de la sculpture des années 1920. En 1912, son Monument à Jean-Jacques Rousseau pour le Panthéon reçoit les louanges de la critique. L'État lui commandera la création de la Croix de guerre en 1915 et il réalisera des monuments aux morts de la Grande Guerre particulièrement émouvants.
La redécouverte de l'oeuvre d'Albert Bartholomé, tombé dans un oubli aussi profond qu'injuste, nous révèle « qu'on doit désormais compter avec ce grand sculpteur et qu'on devrait peut-être voir en lui, dans l'essence même de son art, le seul et le véritable rival de Rodin » (Jacques de Caso). -
Joseph-Benoît Suvée ; 1743-1807
Sophie Join-lambert, Anne Leclair
- Arthena
- 20 Octobre 2017
- 9782903239602
Formé à Bruges, Suvée se perfectionne à Paris dans l'atelier de Bachelier. En 1771, il est lauréat du Grand Prix de l'Académie, devançant David qui lui en gardera une rancune tenace.
À Rome, le pensionnaire de l'Académie de France montre une vive curiosité pour les sites antiques. Il réalise de très nombreux dessins dont certains, admirables, révèlent un des dessinateurs les plus doués de sa génération. En 1779, de retour à Paris, il est reçu à l'Académie royale. Il jouera désormais un rôle de premier plan.
Les tableaux qu'il expose régulièrement au Salon de 1779 à 1796 témoignent d'une adhésion sans réserve au néoclassicisme. Certaines oeuvres remportent un vif succès, qu'il s'agisse de tableaux d'histoire nationale, d'histoire antique ou de tableaux religieux. Parallèlement, il peint de nombreux portraits avec un réalisme émouvant, les plus célèbres étant ceux de ses compagnons d'infortune détenus avec lui pendant la Terreur dans la prison Saint-Lazare, en particulier celui du poète André Chénier.
En 1801, Suvée prend la direction de l'Académie de France à Rome. C'est sous sa houlette qu'une nouvelle génération d'artistes, parmi lesquels Ingres, complète sa formation.
Dessinateur hors pair, peintre délicat et novateur, pédagogue reconnu, Suvée, artiste européen entre Bruges, Paris et Rome, appartient pleinement au monde des Lumières. -
Pietro Paolini (1603-1681) : Peintre caravagesque de l'étrange
Nikita De Vernejoul
- Arthena
- 30 Mai 2024
- 9782903239732
Peintre "de grande bizarrerie et de noble invention", Pietro Paolini naît à Lucques, en Toscane, où il effectue l'essentiel de sa carrière. Il y fonde la première Académie de peinture, s'appuyant sur les principes de la représentation "al naturale" mise en pratique dans son atelier dont firent partie les frères Del Tintore.
Son séjour à Rome, dans les années 1620, nourrit les influences caravagesques de ses scènes de tricheurs, d'entremetteuses ou de diseuses de bonne aventure dans lesquelles il développe son goût pour l'étrange. Fin connaisseur de musique, Paolini est l'inventeur de motifs iconographiques déclinés en de multiples versions : le luthier, le joueur de piva ou le joueur de luth. Son art teinté de néo-vénétianisme propose des allégories savantes, parfois mystérieuses, et des portraits d'érudits ou de comédiens : celui de Fiorilli en Scaramouche témoigne d'une profondeur psychologique exceptionnelle.
Le catalogue raisonné enrichit le corpus des peintures autographes de l'artiste par de récentes découvertes, tout en attribuant de nombreuses oeuvres à son atelier. Il éclaire un art complexe, parfois déconcertant par le choix des sujets comme par sa technique picturale, et révèle un peintre talentueux, dérangeant autant que fascinant, un caravagesque de l'étrange. -
Peintre d'Histoire, à la belle carrière officielle, Louis Lagrenée (1725-1805) présente plus de 150 tableaux au Salon du Louvre de 1755 à 1789.Soulevant à plusieurs reprises l'enthousiasme de Diderot, sa peinture est appréciée des milieux financiers et aristocratiques, jusqu'à la Cour de Russie. Son succès au Salon de 1763 lui donne accès aux commandes pour les demeures royales. Il participe ensuite au programme d'encouragement de la peinture d'Histoire, organisé par le comte d'Angiviller de 1777 à 1789 (La Mort de la femme de Darius ou Les Deux Veuves d'un officier indien). De ses petits tableaux de cabinet (Vierge à l'Enfant, allégories ou scènes mythologiques) aux grands sujets inspirés de l'histoire ancienne (Annibal ayant trouvé le corps de Marcellus), son style épuré et raffiné au coloris délicat lui vaut le surnom d'Albane français. Les découvertes de ces dernières années (carnets de croquis, dessins préparatoires et réapparition d'oeuvres perdues), qui ont permis de doubler le corpus connu de Lagrenée l'aîné, ainsi différencié de son frère Jean-Jacques (1739-1821), apportent un nouvel éclairage sur son art, jalon précieux dans l'évolution de la peinture française vers le néoclassicisme naissant.
-
Louis-Léopold Boilly (1761-1845), le peintre de la société parisienne de Louis XVI à Louis-Philippe
Pascal Zuber, Etienne Bréton
- Arthena
- 9 Décembre 2019
- 9782903239640
Témoin brillant de la vie parisienne de Louis XVI à Louis-Philippe, Louis-Léopold Boilly (1761-1845) est un peintre inclassable d'une foisonnante diversité, auteur de deux mille peintures, dessins et estampes mais aussi de milliers de petits portraits, véritables photographies d'identité de ses contemporains. « Historien des moeurs françaises », il s'astreint à un processus de création rigoureux à partir de dessins préparatoires et de nombreuses études peintes qui témoignent d'un talent aussi rare qu'exigeant. Le prince Youssoupov, le duc de Berry et le duc d'Orléans ne s'y trompent pas en achetant ses scènes de café ou de mouvements de foule devant les théâtres. Si, dès 1800, le public se presse devant les « trompe-l'oeil » de l'artiste volontiers facétieux, sa désarmante virtuosité technique fait aujourd'hui toujours illusion. Caricaturiste inspiré, il exploite toutes les ressources de la physionomie humaine dans sa piquante série des Grimaces, lithographies populaires et enjouées qui ont assuré sa notoriété au-delà des frontières.
Cette monographie attendue de longue date, accompagnée du catalogue raisonné illustré, met en évidence les multiples facettes de l'art de Boilly, artiste novateur au style minutieux, dont la curiosité et l'humour fascinent toujours. -
La chapelle royale de Versailles : le dernier grand chantier de louis XIV
Alexandre Maral
- Arthena
- 15 Novembre 2021
- 9782903239695
La magistrale restauration de la chapelle royale de Versailles a été achevée au printemps 2021 après plus de trois ans de travaux. Elle est l'occasion d'une nouvelle édition de l'ouvrage d'Alexandre Maral paru en 2011. Bénéficiant d'une campagne photographique de grande ampleur réalisée par les photographes du Château, le texte, mis à jour, est enrichi d'une présentation de ce chantier exceptionnel par les architectes qui l'ont conduit. Des dorures de la toiture retrouvées à la remise en état de la charpente, des vitraux et des sculptures, c'est l'édifice tout entier qui apparaît aujourd'hui dans sa splendeur initiale.
Testament religieux de Louis XIV, la chapelle, édifiée à partir de 1687, constitue un manifeste de l'architecture innovante de ce temps par Jules Hardouin-Mansart, puis Robert de Cotte. Par son extraordinaire décor, elle est aussi un chef-d'oeuvre artistique du Grand Siècle auquel ont participé plus de cent sculpteurs, dont les frères Coustou, et les peintres Jouvenet, Antoine Coypel, La Fosse ou les Boullogne. La présente édition rend compte de cette richesse par un répertoire exhaustif, en particulier des statues et bas-reliefs, restaurés mais d'origine, qui forment le plus important ensemble authentique conservé de l'époque classique. -
-
Elève de Pierre et de Carle Vanloo, Durameau (1733-1796) fut considéré comme un artiste d'avenir par Diderot, qui loua son feu et son imagination. Peintre religieux dans la suite de Deshays, portraitiste rembranesque, il fut aussi un dessinateur de genre, observateur de la vie parisienne. S'il fut l'un des premiers de sa génération à remettre à l'honneur l'histoire de France, l'une des manifestations les plus éloquentes de l'art de Durameau reste son talent de peintre de plafonds.L'originalité de l'artiste, parfois énigmatique, mais aux talents multiples, méritait de retrouver sa vraie place dans la période de mutation de la peinture française, qui précéda l'avènement de David.L'oeuvre de Durameau reste ne retrait du néoclassicisme, mais, par bien des côtés, annonce l'ère nouvelle du Romantisme.
-