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Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
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Temps oblique avec Claude Parent
Claude Parent
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 5 Mars 2020
- 9783943514698
Un entretien au long cours avec l'architecte français Claude Parent (1923-2016) par la conservatrice Mai Abu ElDahab et le plasticien Benjamin Seror, réalisé entre 2013 et 2015. La publication présente également une vaste sélection de dessins de Parent.
Engagé dans l'expérimentation tout au long de sa vie, Claude Parent a interrogé l'architecture et sa propre pratique de façon polémique et provocante, motivé par son désir de voir les idées circuler et de défier les conventions. L'ouvrage se base sur la transcription de conversations, permettant à la voix et au style de narration uniques de Parent de s'exprimer.
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Replaying life's tape
Mariana Castillo deball
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 15 Décembre 2019
- 9783964360175
Catalogue présentant un projet de recherche et d'exposition né d'une étude de terrain menée par l'artiste sur un site paléontologique d'Australie-Méridionale.
Publié à l'occasion de l'exposition éponyme, Monash University Museum of Art, Melbourne, du 5 octobre au 7 décembre 2019.
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Object notes : just a little rest
Tomke Braun, Santiago Da Silva, Malte Roloff
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 15 Juin 2022
- 9783964360380
La fabrication des objets d'art contemporain.
La publication Object Notes: Just a Little Rest est conçue comme une extension de l'exposition « Etwas mehr als Arbeit », présentée au Kunstverein Göttingen du 11 octobre au 13 décembre 2020.
Dans l'exposition, le projet de recherche Object Notes de Malte Roloff et Santiago da Silva en collaboration avec la commissaire Tomke Braun présente des constellations d'objets, de matériaux, de processus et de documents issus de l'art et du design, de la production artistique et de la restauration. Le projet explore l'idée de fabrication comme point d'entrée à la question de savoir qui, comment et dans quelles conditions l'art contemporain est produit. Il examine l'utilisation et la signification de l'artisanat et du travail dans l'art contemporain et la manière dont la connaissance de sa production affecte sa perception.
La publication présente différentes contributions des participants au projet. Les formats vont des encarts de pages volantes, de la fiction littéraire et d'une conversation à un essai spécialement commandé à l'historienne du design britannique Tanya Harrod. -
Catalogue rétrospectif couvrant quinze années de carrière de l'artiste textile conceptuel, connu pour explorer le langage de la peinture minimaliste. Avec des textes de Mark von Schlegell et Magnus Schaefer.
Publié suite à l'exposition de l'artiste à le Staatliche Kunsthalle, Baden-Baden, du 11 mars au 18 juin 2017.
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El plástico, the sun that lives inside the rock
Goda Budvytytè, Viktorija Rybakova
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 15 Juillet 2020
- 9783964360205
Livre d'artistes sur le thème de la plasticité des matériaux, des matériaux plastiques et de la Mésoamérique, proposant une exploration de l'histoire et de l'avenir du plastique à travers diverses rencontres (un tisserand d'Oaxaca, un chauffeur de taxi, un sociologue travaillant sur le ramassage des ordures à Mexico et le propriétaire d'une petite usine familiale de plastique). Basé sur un projet polymorphe résultant de plusieurs années de recherche de l'artiste Viktorija Rybakova et de la graphiste Goda Budvytyte, l'ouvrage comprend également une conversation entre les philosophes Kristupas Sabolius et Catherine Malabou et des essais de Post Brothers et Chris Fitzpatrick.
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Maybe One Must Begin with Some Particular Places
Joachim Koester
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 15 Décembre 2016
- 9783943514483
Cette publication sert de prolongement aux études et aux oeuvres que Joachim Koester a consacré à la figure mythique du théâtre d'avant-garde Jerzy Grotowski (1933-1999). Accompagné d'historiens, d'anthropologues et d'anciens élèves de Grotowski, Koester retrace les voyages et les séminaires organisés par le metteur en scène au Mexique.
Selon le metteur en scène Eugenio Barba, le théâtre de Jerzy Grotowski doit se comprendre comme un terrain ouvert à l'expérimentation physique et psychologique dans lequel l'acteur cherche à se transformer en une autre entité humaine, animale ou objectale. Intéressé par les rituels chamaniques pratiqués par les indiens Huichols du Mexique, les yogis indiens et les praticiens vaudou en Haïti, Grotowski a su mettre en avant les racines communes du rite et du théâtre et développer un système de « mouvements » et de « pratiques spatiales » faisant de lui l'un des principaux contributeurs de la performance contemporaine.
Les films réalisés par Joachim Koester mettent en oeuvre les principes essentiels de la méthode Grotowski en invitant ses anciens élèves et collaborateurs à recréer ses exercices et ses pratiques spatiales. Cette publication revient sur les voyages effectués par Grotowski au Mexique. Par la voix d'historiens, d'anthropologues et d'anciens élèves, Koester remet en perspective les séjours mexicains du metteur en scène polonais afin de comprendre leur influence sur sa pratique théâtre.
Tenant à la fois du documentaire et de la fiction, le travail de Joachim Koester (né en 1962 à Copenhague, vit et travaille à Copenhague et New York) revisite et réactive certaines formes du passé tout en s'attachant aux questions de la conscience et de l'altération des sens. L'artiste développe un principe récurrent de montage de l'image pour s'emparer d'une mémoire collective et mener une exploration à caractère aussi bien géographique que mental. Dans cette enquête permanente sur l'épreuve du temps et de l'effacement, Joachim Koester se nourrit de la dualité entre rapport scientifique au réel et expérience sensible. Ainsi, les lieux chargés d'histoire puis désertés, vers lesquels il se tourne, accomplissent souvent, dans leur représentation photographique ou filmique, cette abolition volontaire des frontières entre approche conceptuelle et empirisme.
Joachim Koester a participé à la Documenta 10 de Kassel (1997) et à la Biennale de Venise (2005). Il a réalisé de nombreuses expositions personnelles et collectives à travers le monde : Museo Tamayo, Mexico City (2010) Kestnergesellschaft, Hanovre (2010) Turker Art Museum, Finlande (2009) Moderna Museet, Stockholm (2007) et en France, notamment au Frac Lorraine, Metz (2009), à la Galerie, Noisy-le-Sec (2007) et au Centre National de la Photographie, Paris (2001).
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Monographie de référence : une rétrospective de l'ensemble des pratiques artistiques de Saâdane Afif, présentant 48 expositions et performances organisées en 28 sections distinctes, couvrant une période de 14 ans.
Depuis Melancholic Beat au Museum Folkwang d'Essen en 2004 jusqu'à la récente exposition Musiques pour tuyauterie à Mor Charpentier à Paris en 2018, cet publication adopte le format de l'exposition en tant que medium de Saâdane Afif, à travers lequel son travail prend forme et peut être lu.
Chacune des expositions présentées constitue un livret individuel : les pages contenant les reproductions en couleur des oeuvres individuelles et les vues de l'installation sont insérées dans quatre pages supplémentaires fournissant le titre, la description, les détails et les légendes de l'exposition.
Ces 28 livrets constituent le corps de la publication. Les textes des expositions ont été rédigés par Lily Matras et Yasmine d'O. Ils sont accompagnés d'un entretien avec Saâdane Afif par Lili Reynaud-Dewar, de deux textes critiques de Zoë Gray et Jörn Schafaff, d'un index des oeuvres exposées et d'un index des livres et disques publiés par Afif.
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La sirene de 165 mètres et autres histoires
Shimabuku
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 27 Juillet 2021
- 9783964360311
Conçue en étroite collaboration avec Shimabuku dans le prolongement de son exposition à la Villa Paloma, cette monographie d'envergure relate les actions poétiques menées lors de ses voyages, de son Japon natal à la Principauté de Monaco.
Les textes de l'artiste forment la trame narrative d'un ensemble conséquent d'installations, films, sculptures, photographies, réalisés au cours des trente dernières années. Trois essais inédits ont été rédigés pour l'occasion par les critiques d'art et curateurs Nicolas Bourriaud et Claire Le Restif ainsi que l'artiste Rirkrit Tiravanija.
En introduction, Célia Bernasconi, commissaire de l'exposition, retrace à travers un journal de bord les étapes d'une aventure artistique confrontée au contexte épidémique, en revenant sur les productions réalisées par Shimabuku à Monaco en 2021, dont l'oeuvre totémique Ériger figure en couverture de l'ouvrage.
Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au NMNM-Villa Paloma, Monaco, en 2021.
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What The Mine Gives, The Mine Takes / Lo que la mina te da, la mina te quita
Ana Alenso
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 15 Juillet 2023
- 9783964360373
Tel un fleuve puissant qui coule et dévie de son cours, cette publication nous invite à un voyage pour déchiffrer la logique prédatrice à l'oeuvre dans les mécanismes de l'exploitation minière de l'or et la dévastation socio-écologique qui en résulte dans les régions amazoniennes de Guayana et du Venezuela. Plus qu'un avertissement, What the Mine Gives, the Mine Takes présente une cartographie collective et sensible de ce conflit minier à travers une diversité de projets artistiques, de poèmes, d'essais, de diagrammes, de visions satellites et d'images documentaires.
Conçue par l'artiste vénézuélienne Ana Alenso, basée à Berlin, cette publication est le résultat de sa recherche artistique pour l'installation Lo que la mina te da, la mina te quita en 2020. L'installation a été commandée par Urbane Künste Ruhr pour l'exposition Ruhr Ding: Klima (2021) et a également été présentée dans le cadre d'une exposition individuelle à la Galerie Wedding à Berlin en 2020. Parmi les principaux contributeurs à la publication figurent l'organisation environnementale SOS Orinoco et ACL/SPV, la cinéaste Alexandra Henao, l'indigène Pemón Kukuy, le poète Santiago Acosta, la chercheuse Alessandra Caputo Jaffe, l'architecte urbain Ricardo Avella et les artistes visuels Luis Arroyo, Sheroanawe Hakihiiwe, Esperanza Mayobre, Marco Montiel Soto, Lucía Pizzani et Christian Vinck. -
Une sélection de peintures de Cosima zu Knyphausen sur une période de cinq ans, accompagnée d'un essai de Rahel Schrohe et d'un poème de l'artiste.
Un cento est un poème composé de vers ou de fragments de différents textes littéraires qui sont assemblés pour former un nouveau poème. Le mot vient d'un ancien terme latin qui désigne une couverture faite de chutes de textile.
Cette racine étymologique relie des aspects importants de la pratique de Cosima zu Knyphausen : la matérialité d'un morceau de tissu - le support des peintures - et le processus de citation, de paraphrase et d'appropriation de motifs de l'histoire de l'art, afin d'imaginer un canon alternatif façonné par le désir lesbien.
Cento rassemble une sélection de peintures de Cosima zu Knyphausen réalisées au cours des cinq dernières années. Au lieu de suivre un ordre chronologique, les oeuvres sont présentées dans une lecture intertextuelle qui les met en dialogue et montre l'éventail des intérêts que l'artiste a poursuivis dans sa pratique polyvalente, tels que ses variations sur le motif des « femmes qui lisent », l'utopie féministe médiévale de Christine de Pizan, l'intérieur d'un bar queer berlinois, et les coquilles d'oeuf.
Accompagnées d'un essai de Rahel Schrohe et d'un poème de l'artiste, les pages de Cento abordent les thèmes de Cosima zu Knyphausen, tout en constituant le livre lui-même en tant que contexte de l'oeuvre : une mosaïque, un vêtement en patchwork, un oeuf. -
Les oeuvres textiles d'Olaf Holzapfel réalisées à partir de fibre de cactus en collaboration avec une famille de tisserands traditionnels argentins.
Depuis plus de dix ans, les matériaux végétaux sont au coeur de la pratique artistique d'Olaf Holzapfel. Depuis 2009, Holzapfel développe un ensemble d'oeuvres en collaboration avec les tisserands d'une famille Wichí du Gran Chaco, en Argentine. Ces pièces mettent en lumière le lien entre les hommes et le paysage qui les entoure et soulignent la relation entre le centre et la périphérie, l'urbain et le rural. Les oeuvres et installations textiles réalisées à partir de la fibre de cactus Chaguar et présentées dans cet ouvrage en sont un exemple. Ces oeuvres textiles ont été réalisées dans le cadre d'un processus de collaboration entre l'artiste et les tisseuses wichíes Teresa, Mirta, Dionisia, Noelia et Luisa Gutiérez. Dans leur beauté, les oeuvres combinent l'esthétique contemporaine avec les connaissances des tisserands sur les couleurs et les propriétés de la forêt.
La publication rassemble des documents sur le travail de Holtzapfel, des textes d'Olaf Holzapfel, d'Andreas Elías et d'Inka Gressel, ainsi qu'un entretien avec les tisserands wichis.
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Partitura
Chris Fite-Wassilak, Barbara Rodriguez Munoz
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 11 Juillet 2024
- 9783964360816
À travers l'exposition Partitura (Partition) au Centro Botín, Silvia Bächli a conçu une partition en huit mouvements qui s'inscrit dans l'espace du musée : une séquence de groupes rythmiques de dessins ou « ensembles » accrochés à différentes hauteurs et à différents intervalles, qui, de salle en salle, apportent un sens à leur succession continue. Chaque dessin et chaque ensemble incarnent un acte précieux de soin et d'attention, d'observation et de réflexion profondes, dans lequel les espaces blancs des feuilles et des murs sont aussi importants que les formes de couleurs.
Bächli travaille constamment à partir de moyens simples et restreints : du papier blanc de différentes tailles, qualités et tonalités, sur lequel elle applique de l'encre de Chine, du fusain, de la gouache ou du pastel. Son processus est séquentiel : l'artiste dessine sur des feuilles disposées en pile, successivement, et dispose des constellations d'oeuvres sur le mur de son atelier, qui sont ensuite interprétées, réarrangées et repoussées, jusqu'à ce qu'elle découvre quelque chose qui lui semble opportun et étonnant.
Partitura met en lumière à la fois la continuité et les changements progressifs dans son oeuvre : depuis ses fragments de corps nerveux en noir et blanc et ses figures féminines introverties, jusqu'à ses interprétations orange cramoisi de la structure réticulaire ou ses dernières grandes étendues en couleur. L'exposition inclut das, l'installation de Bächli au Pavillon suisse de la 53e Biennale de Venise en 2009, ainsi qu'une installation murale réalisée en collaboration avec Eric Hattan.
Cette publication, signée Manuel Raeder (Bom Dia Books), reflète dans ses pages l'agencement rythmique de l'exposition, respectant chaque composition de dessins présentée sur chaque mur, reproduisant les changements d'échelle, les silences entre les formes et les accumulations de textures, et devenant ainsi une archive expérientielle de l'exposition. Elle rassemble des textes écrits pour l'occasion par le poète et critique Quinn Latimer et l'écrivain Chris Fite-Wassilak, ainsi qu'un entretien entre Silvia Bächli et Bárbara Rodríguez Muñoz, commissaire de l'exposition.
« Le coeur battant de mon travail, c'est l'espace, pour ainsi dire. Je conçois une exposition comme une composition pour voix qui traverse plusieurs salles. J'écris une partition, comme s'il s'agissait d'une musique, avec des passages denses, des moments isolés, des répétitions, des échos, des rythmes, des enchaînements et des pauses. Ils forment tous ensemble l'espace sonore. »
Silvia Bächli
Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Centro Botín, Santander, Espagne, en 2024. -
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Requiem for mirrors and tigers
Ramirez-Figueroa
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 1 Juin 2018
- 9783943514988
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L.a. collects l.a. - latin america in southern california collections
& Torres Lerner
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 1 Juin 2018
- 9783943514742
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Un guide introductif aux installations in-situ de l'artiste allemand, organisé selon les composants, outils et méthodes de production utilisés pour réaliser ses oeuvres.
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Beyond imagination ; a zona de crepúsculo
Pablo Pijnappel
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 8 Juin 2020
- 9783964360267
Ce livre d'artiste comprend une série de monologues récités par l'artiste au cours de performances narratives mises en scènes dans l'espace d'exposition de la Fondation Iberê Camargo à Porto Alegre en 2018.
Publié suite à l'exposition « Zona de Crepúsculo », Fondation Iberê Camargo, Porto Alegre, du 10 au 25 novembre 2018.
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From self-employment to employment
Andreas Sell
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 8 Juin 2020
- 9783964360229
Ce journal retrace le parcours sinueux de l'artiste à la recherche d'un emploi stable, de 2015 à 2018. Associant notes et documents visuels, cette publication est la deuxième d'une série d'ouvrages autobiographiques.
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Livre d'artiste regroupant des reproductions d'oeuvres issues du Musée Ludwig à Cologne. Jouant du format leporello, Nick Mauss explore les résonances et interrelations existantes au sein de la collection.
Publié à l'occasion de l'exposition « Transcorporealities » au Musée Ludwig, Cologne, du 21 septembre 2019 au 19 janvier 2020.
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Ne voulais prendre, ni forme, ni chair, ni matière
Daniel Steegmann mangrané
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 8 Juin 2020
- 9783964360212
Catalogue d'exposition : un projet d'environnement in-situ qui témoigne d'une recherche au long cours sur le dépassement des dualismes de la pensée occidentale. Avec des textes inédits en français de la poétesse « brut » Stela do Patrocínio.
L'artiste catalan Daniel Steegmann Mangrané conçoit une oeuvre polymorphe (dessin, sculpture, film, installation, etc.). Son arrivée au Brésil en 2004 est motivée par sa fascination pour la forêt amazonienne - enfant il aurait voulu devenir biologiste, entomologiste ou botaniste - et par sa découverte des artistes brésiliens Lygia Clark et Hélio Oiticica. Dès la fin des années 1950, chez ces fondateurs du néo-concrétisme, l'intuition, la subjectivité et la participation du public devaient venir réconcilier des dualismes dépassés, à commencer par l'opposition, alors communément admise, entre l'objet et le sujet.
Également nourri par l'anthropologie ou par les poèmes de Stela do Patrocínio qui lui inspirent ici le titre de son exposition, Daniel Steegmann Mangrané mêle dans son travail formes naturelles et culturelles. Il y explore l'enchevêtrement du vivant à son environnement, expérimentant l'espace comme zone de sensibilité et de relation.
Imprégné par le perspectivisme amérindien de l'anthropologue Eduardo Viveiros de Castro - qui brouille la distinction entre l'humain et le non humain - et par la pensée de Philippe Descola qui entend dépasser le dualisme nature-culture, Daniel Steegmann Mangrané transforme profondément et dans sa totalité l'espace de l'IAC. Ainsi, le parcours génère de nouvelles lignes de fuites, des perspectives changeantes ouvertes vers l'extérieur. Défini par une géométrie sensible, conduite uniquement par des faisceaux de lumière naturelle dans la pénombre, il suscite l'exploration et le tâtonnement comme pour retrouver l'essence même du vivant. Ce cheminement traduit également sa fascination pour la notion de dissolution, dissolution du sujet susceptible de mener à une prise de conscience de son milieu.
Publié suite à l'exposition éponyme à l'Institut d'art contemporain, Villeurbanne, du 20 février au 28 avril 2019.
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Travailler et alors ne pas travailler ; autoéclipse
Armando Andrade Tudela
- Bom Dia Boa Tarde Boa Noite
- 8 Juin 2020
- 9788445138175
Faisant le lien entre deux expositions au CA2M de Madrid et au CRAC Alsace, ce catalogue propose une large documentation ainsi que des collages représentant l'évolution des oeuvres de l'artiste. Avec des essais des curateurs Elfi Turpin et Daniel Steegmann Mangrané.
Travailler et alors ne pas travailler - Autoeclipse est publié à l'occasion de deux expositions personnelles de l'artiste Armando Andrade Tudela au CA2M Centro de Arte Dos de Mayo, en Espagne, et au CRAC Alsace. Espace intermédiaire entre ces deux expositions, le catalogue présente une vaste documentation accompagnée de collages de l'évolution des oeuvres de l'artiste ainsi que de nouveaux essais des commissaires des expositions, Elfi Turpin et Daniel Steegmann Mangrané.
« Faire une exposition avec Armando Andrade Tudela, c'est comme se livrer à une opération de trépanation. C'est faire un trou dans la tête et mettre les doigts dedans. C'est ouvrir le travail pour en faire sortir la pression. C'est découper une porte pour ouvrir le système d'un artiste et lui faire emprunter des chemins aventureux. C'est délicat, archaïque, ironique. Se livrer à la trépanation, c'est aussi une façon d'échapper à une forme de bureaucratie de l'exposition qui fixerait des oeuvres qu'on voudrait au contraire maintenir dans un état critique, avant qu'elles ne basculent dans leurs catégories de sculpture, de peinture, de photographie, de film, d'outil, de meuble, qui mettraient dos à dos, pratique d'atelier et pratique conceptuelle, Nord et Sud, main et tête. La trépanation est une ruse. Il y en a d'autres.
Faire une exposition avec Armando Andrade Tudela, c'est travailler et puis ne pas travailler. C'est faire l'expérience de la transition - de ce moment où «le soleil refuse de se coucher, où, non, la terre refuse de tourner afin que le soleil puisse se coucher, oui». C'est concevoir un espace-temps où les oeuvres, pour échapper à la fixité de leur mode d'existence, sont maintenues dans une forme d'ambiguïté, dans un processus de transformation ou d'adaptation à des désirs paradoxaux. Qu'il adresse la modernité péruvienne, l'empathie européenne, la pression des choses sur le corps ou les traumas de l'académisme, le travail ne cesse alors de se dérober à une lecture univoque, en se soumettant aux regards obliques venant de part et d'autre de l'Océan. » -Elfi Turpin, mai 2018 Publié suite aux expositions « Travailler et alors ne pas travailler / Working And Then Not Working », CRAC Alsace, Altkirch, du 14 juin au 16 septembre 2018, et « Autoeclipse / Self-eclipse », CA2M - Centro de Arte Dos de Mayo, Madrid, du 24 février au 15 septembre 2019.
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Livre d'artiste documentant l'installation éponyme à la Viborg Kunsthal (Danemark) en 2019-2020, une scénographie combinant peintures, vêtements, patchwork, textile et matériaux de construction.