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L'Echoppe
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« Je n'aime pas beaucoup parler de moi, mais enfin, puisque vous y tenez, sachez que sans rien connaître à la peinture, j'avais toujours désiré aider les jeunes artistes. C'était
une vocation... J'entendais des voix, comme Jeanne d'Arc. Un jour, il y a 25 ans, dans la petite boutique de la rue Victor-Massé où je vendais des bibelots, des gravures, des lithos de de Groux, quelques dessins, Mañach, un Espagnol qui hébergeait plusieurs de ses compatriotes, vint me proposer trois toiles de Picasso. Je les achetai pour cent francs et j'eus la chance de les revendre peu de temps après à M. Adolphe Brisson, le directeur des Annales. Ce succès m'encouragea... » -
La grande artiste et écrivaine Etel Adnan (1925-2021) écrit en anglais un texte lumineux sur les sculptures de sa compagne Simone Fattal en 2014. Ce texte est ici traduit en français au moment où les expositions de l'oeuvre de Simone Fattal se multiplient à juste titre à travers le monde
« Les sculptures de Simone Fattal ne sont pas en compétition avec des autres artistes. Elles sont faites dans l'isolement et le silence, dans cet état où la page est toujours blanche pour le poète, dans cet état où on arrive à l'oeuvre en ayant tout oublié. C'est comme si pendant qu'elles étaient produites rien d'autre n'existait que le besoin irrépressible de créer ces formes en espérant qu'elles seront naturellement « habitées ». Ce processus donne inconsciemment le sentiment que nous sommes face à des archétypes. » -
Nous proposons pour la première fois une traduction complète de ce texte souvent cité dans les ouvrages sur Matisse, mais inaccessible dans sa totalité au lecteur français. Peintre et journaliste américaine, Clara MacChesney rend visite au « leader des Fauves » à Issy-les Moulineaux, et découvre avec surprise un homme très posé, maître de son art, qui n'a rien de l'agité provocateur que décrivait alors une presse avide de scandales.
« M. Matisse lui-même fut une vraie surprise pour moi, car je n'ai pas trouvé un excentrique à cheveux longs et à la tenue négligée, comme je l'avais imaginé, mais un monsieur blond, en bonne santé, solide, qui avait l'air bien plus allemand que français, et dont la cordialité simple et sans affectation m'a mise tout de suite à l'aise. Deux chiens étaient couchés à nos pieds et, lorsque je me rappelle ce moment, je me souviens surtout d'un éblouissement de lumière et d'une chaleur étouffante, principalement causés par les immenses fenêtres et les portes ouvertes laissant apercevoir des fleurs, aussi vives et colorées que les murs à l'intérieur, et d'un homme en chemise blanche chassant les mouches qui bourdonnaient autour de nous pendant que je lui posais des questions. » -
Claire Guilbert fut proche de Brancusi dès le milieu des années 30 grâce au couple Arensberg, collectionneurs américains rencontrés en Californie. Dans l'immédiat après-guerre, elle conduit divers Américains chez Brancusi qui pourtant alors déclarait ne plus vouloir recevoir personne. Peu après la mort du sculpteur elle livre en 1957 ses souvenirs dans un article de revue jamais à ce jour réédité dans sa totalité. Le voici, suivi de divers autres témoignages (traduits de l'anglais) de diverses personnes ayant rendu visite à Brancusi des années 30 aux années 50.
« La petite table ronde tourne doucement. L'espèce de cygne de cuivre, reflété dans le disque métallique, tourne, tourne lentement et devient hallucination : c'est la Beauté qui glisse. Brancusi, d'un geste, me montre un oiseau qui s'est perche' sur la verrière, dans le ciel rose du couchant ; puis, le crépuscule vient qui, soulignant les ombres, fait chanter les pierres, marbres, métaux de ces immenses masses qui ont toutes quelque chose d'ailé. Silencieusement, nous contemplons et j'entends Brancusi murmurer : 'C'est un poème sans fin'. » -
Jules Borély était au début du XXe siècle un
jeune poète et peintre qui eut l'occasion de
rendre visite un jour à Cezanne et de
converser avec lui ; il publia le récit de cette
rencontre peu avant le décès du peintre, dans
une petite revue du Midi -
Louis Aurenche était un jeune homme du
midi ami de Joachim Gasquet, intéressé par la
littérature et les arts, qui eut la chance de
fréquenter Cezanne pendant quelques mois à
Aix.
Il fit le récit de ses souvenirs à la fin des
années 50 à la demande de John Rewald. -
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Depuis quand se penche-t-on pour lire un cartel à côté d'une oeuvre d'art ? Pas depuis longtemps. Il faut attendre le milieu du XXe siècle pour voir fleurir sur les murs des musées ces petits rectangles de bristol. Mais l'usage de cette étiquette que l'on ne peut lire qu'en s'inclinant vers elle, dans un geste qui semble empreint de déférence, est loin d'être anecdotique ni dépourvu d'effets quant à la manière dont nous approchons les oeuvres d'art.
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« Ma mère avait toujours avec elle un de ces carnets qui, en même temps que des notes écrites, étaient remplis de petits croquis qu'elle faisait debout, pendant un arrêt, au cours d'une promenade ou dans un musée. » Ce sont ces « notes écrites » dont parle la fille de Berthe Morisot et Eugène Manet, Julie Manet, qui figurent dans cet ouvrage. En la matière, des notes de lecture, des pensées, des souvenirs ou des mots tenus par les amis que furent Edouard Manet, Mallarmé, Degas, Renoir... Des nombreux carnets utilisés par Morisot, nous n'avons pu en retrouver que cinq. D'autres carnets ont existé. Trois étaient notamment présentés au Palais des Beaux-Arts de Lille et à la fondation Pierre Gianadda en 2002. Ils sont hélas aujourd'hui inaccessibles. Cette édition permettra peut-être de les faire sortir de leur cachette.
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Brancusi aux Indépendants : Paris 1920, l'homme qui rabote les femmes
Roger Dévigne
- L'Echoppe
- Ecrits D'Artiste
- 8 Avril 2024
- 9782840683407
Voici le dossier de l'affaire de la sculpture « Princesse X », retirée une première fois du Salon des Indépendants pour ne pas troubler la visite du Ministre, puis retirée une seconde fois suite à des plaintes pour « indécence ». L'ensemble est placé sous le titre du premier article consacré à l'affaire, dont l'auteur est Roger Dévigne, qui recueillit pour l'occasion ce qui est le premier interview de Brancusi.
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Si le nom de Picasso circule de plus en plus chaque année dans la presse tant européenne qu'américaine entre 1905 et 1914, très rares sont, pendant cette décennie, les articles narrant une rencontre avec l'artiste et surtout rapportant ses propos. Le témoignage de la journaliste et dessinatrice américaine Kate Carew paru dans le New York Tribune du 6 avril 1913, quasiment ignoré par la littérature « picassienne », n'en est que plus précieux. Picasso y est montré et croqué dans le salon des Stein, rue de Fleurus à Paris ; lui qui déteste avoir à s'expliquer sur sa peinture est amené néanmoins à parler de boxe et de cinéma, de droit de vote des femmes et des suffragettes anglaises.
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Onze chansons puériles : numérotées par Piere Alechinsky sur une table de multiplication d'écolier
Pierre Alechinsky, Jean Clair
- L'Echoppe
- 18 Octobre 2024
- 9782840683421
Cet ouvrage est la réédition en un format différent d'un ouvrage paru en 1990 et depuis longtemps épuisé et recherché. C'est le seul ouvrage de poésie de Jean Clair, bien connu pour ses écrits sur l'art ; Pierre Alechinsky, son ami, a accompagné chacune de ces « chansons puériles » d'une table de multiplication d'écolier revisitée par son pinceau.
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En 2022, Michael Peppiatt organise à la Royal Academy de Londres, une exposition
sur la présence de l'animal dans l'oeuvre de Francis Bacon, sujet qui n'avait jamais
jusque-là été travaillé en profondeur.
La préparation de cette exposition a été gravement perturbée par l'épidémie de Covid.
Dans l'ouvrage que publie maintenant L'Echoppe, l'auteur propose une version
remaniée de son texte éclairant paru en anglais dans le catalogue de l'exposition en
2022, et dans un prologue raconte la genèse de l'idée de l'exposition et les vicissitudes
de sa préparation par temps de pandémie. -
Le jardin de Monet ; deux textes de Maurice Kahn et Louis Vauxcelles
Arsène Alexandre
- L'Echoppe
- 7 Octobre 2022
- 9782840683315
Cet ouvrage réunit trois textes écrits au tournant du XXe siècle (et jamais réédités dans leur entièreté) qui décrivent l'état du « domaine » de Monet à Giverny, notamment du fameux jardin, que l'artiste a commencé à profondément remodeler depuis qu'il en est devenu propriétaire quelques années auparavant. Arsène Alexandre, critique d'art réputé, aujourd'hui assez oublié, a le mérite de souligner que le jardin est en train de devenir une oeuvre de Monet et qu'il est un des meilleurs outils pour comprendre l'esprit du peintre.
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C'est clair, d'un crayon, Hockney fait ce qu'il veut. Mais il ne fait pas ce qu'il ne sait pas vouloir. Qu'un savoir, une technique, lui ouvre une nouvelle méthode, il s'y engouffre aussitôt avec avidité et la fait sienne. Ce qu'il en tire est toujours du Hockney, reconnaissable au premier coup d'oeil, mais un Hockney nouveau, frais, inventif, en phase avec le monde qui l'entoure. Tant qu'il invente du nouveau, Hockney s'amuse et tant qu'il s'amuse, il ne nous ennuie pas. Sa passion de regarder (le paysage, les amis) devient notre passion de regarder (son tableau).
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Deux ou trois choses que je sais de Daniel Buren
Michel Nuridsany
- L'Echoppe
- Envois
- 1 Juillet 2022
- 9782840683308
Ecrivain et critique d'art, Michel Nuridsany a été le condisciple de Daniel Buren lorsque tous deux fréquentaient, au milieu des années 50, l'Ecole des Métiers d'art située alors dans l'Hôtel Salé, devenu depuis le Musée Picasso. Le rappel de lointains souvenirs est l'occasion d'un portrait stimulant de l'artiste, sous un angle singulier.
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« Une chronique, par un témoin de premier plan, allant de 2018 à 2020, relatant l'installation de David Hockney en Normandie pour y peindre « L'Arrivée du Printemps ». La sortie de cet ouvrage coïncidera avec une importante exposition d'oeuvres de l'artiste à la Galerie Lelong & Co. à Paris le 15 octobre ».
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Ce livre réunit deux interviews avec Henry Moore jamais traduites en français, l'une portant sur Michel-Ange et l'autre sur le travail du bronze en sculpture. Ces entretiens sont précédés d'un texte inédit, même en anglais, où Sylvester, à la fin de sa vie, revient avec grande franchise et lucidité sur sa relation privilégiée avec le grand sculpteur anglais.
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La peinture doit se détruire pour se réinventer : textes, entretiens, propos et témoignages
Jean Fautrier
- L'Echoppe
- 3 Novembre 2023
- 9782840683384
Cet ouvrage est la première réunion, exhaustive en l'état actuel des recherches des textes, entretiens et propos recueillis du grand artiste que fut Jean Fautrier (1898-1964), dont vient enfin de sortir le catalogue raisonné des peintures. Il comporte notamment des documents inédits en français, traduits du japonais, du norvégien, de l'anglais et de l'italien. Il apporte un éclairage renouvelé sur le personnage et l'oeuvre, notamment sur les « originaux multiples ».
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Une femme chez les peintres : Braque, Derain, Léger, Picasso
Rosemonde R. Wilms
- L'Echoppe
- 13 Octobre 2022
- 9782840683322
Qui était Rosemonde R. Wilms ? Il est très difficile de le savoir et le personnage reste entouré d'une aura de mystère. Journaliste éphémère, auteure d'un seul ouvrage Réflexions d'une innocente en 1934, on ne connaît ni ses date et lieu de naissance ni ceux de son décès. Il est possible que ce nom soit un pseudonyme. Rosemonde apparaît dans le milieu du journalisme artistique en 1930 ; elle collabore au journal La République, à Candide et surtout à L'Intransigeant. « Free lance » et jouant la naïve, elle va rencontrer Braque, Derain, Picasso et Léger, mais aussi la fille de Bergson et le dramaturge russe Meyerhold. Elle assiste à une représentation du cirque de Calder et décrit la fin du Cirque Métropole. On la trouve en 1936-37 dans l'entourage de Dora Maar, Picasso, Eluard, Lee Miller et Man Ray, sur la Côte d'Azur. Jolie femme, elle pose nue pour ses amis photographes. Puis, plus rien... Il ne nous reste plus qu'à lire ses textes...
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Cet entretien avec Henri Matisse a paru dans la revue "L'Art vivant" le 15 septembre 1925. L'entretien a eu lieu dans la maison d'Issy-les-Moulineaux, route de Clamart, où Matisse réside et travaille depuis 1909 et où il a fait construire un atelier. On ignore à quel moment précis s'est déroulé cet entretien. Matisse (1869-1954) a alors 56 ans, et son interlocuteur, lui, n'en a que 29. Le peintre est au mitan précis de ses années de création.
Sa première oeuvre date de 1890 et il expose depuis 1896 (dans deux salons) ; il a encore devant lui, mais il l'ignore bien sûr, presque 30 années de travail. Il est désormais un artiste largement reconnu, qui n'est plus considéré comme un "fauve" , ce qui n'était pas le cas lorsque Guillaume Apollinaire s'entretenait avec lui pour "La Phalange" en 1907. Ses nouvelles oeuvres, réalisées pour la plupart à Nice où il fait de longs séjours, sont alors généralement considérées comme plus "sages" .
Il vient de recevoir la Légion d'honneur. Dans le "Bulletin de la vie artistique" (que dirige Félix Fénéon), du 1er octobre 1925, on peut lire : "Interviewer Henri Matisse n'est point tâche facile. Ne pas trahir sa nette pensée est plus difficile encore. Il faut rendre à M. Jacques Guenne cette justice : où tant d'autres auraient échoué, il a pleinement réussi" .
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