Le Passage
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Réunissant deux des meilleurs historiens de l'art actuels, Anne-Marie Lecoq et Alain Mérot,
L'Atelier de la Grâce présente sur la longue durée (de l'Antiquité grecque au XIXe siècle) l'histoire d'une notion essentielle pour les arts, la grâce, à laquelle, curieusement, aucun ouvrage d'histoire de l'art n'a jamais été consacré.
Faveur divine mystérieusement accordée aux mortels (tel le don du printemps, toujours immérité et toujours renouvelé), la grâce est douceur, clarté, fluidité, légèreté. Associée à la jeunesse, elle vient animer la beauté, elle est la vie même. Chaque grande époque lui a apporté de nouveaux caractères : fécondité et lumière pour les anciens Grecs, nécessité du lien social et de l'amitié chez les Romains, charité et visions paradisiaques au Moyen Âge.
Fortes de ce triple héritage, la Renaissance puis l'époque moderne, au moins jusqu'au XVIIIe siècle, ont reconnu dans l'artiste le vecteur par excellence de la grâce. Par le travail que celle-ci opère en lui, il est à même de faire bénéficier son public des effets du don rare dont il est tributaire. Rencontre qui tient du miracle : l'oeuvre gracieuse a toujours été difficile à définir, sinon par ce " je ne sais quoi " qui fait tout son charme.
Au coeur de ce livre, qui associe l'histoire de l'art et des théories poétiques et esthétiques à celle des religions et des sociétés, se trouvent donc les artistes et leurs créations. Les étudier sous l'angle de la grâce permet de les voir dans un nouveau jour, d'en distinguer les multiples nuances et implications, de saisir le fil qui, dès les origines, les relie. Autour du groupe antique des trois Grâces et de ses métamorphoses successives, véritable point focal de cette étude, les statues des dieux païens rencontrent les Vierges du Moyen Âge mais aussi telle Vénus de Botticelli, tel ange de Fra Angelico ou du Caravage, tel enfant de Chardin... C'est dire l'ambition, mais aussi la variété d'un ouvrage qui réservera à ses lecteurs plus d'une surprise. -
La Nourrice et l'enfant. De Greuze à Daumier
Emmanuelle Brugerolles, David Guillet
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 11 Septembre 2025
- 9782847425369
Associant l'histoire culturelle et artistique à l'étude précise des oeuvres, Emmanuelle Brugerolles et David Guillet révèlent avec La Nourrice et l'enfant. De Greuze à Daumier, ouvrage richement illustré, un sujet poignant et un aspect aussi méconnu que passionnant de la société des XVIIIe et XIXe siècles.
Le XVIIIe siècle est, en France particulièrement, celui de la famille, d'une famille progressivement resserrée où la place de l'enfant est croissante. Paradoxalement, c'est aussi celui où la mise en nourrice se développe et tend à se généraliser jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Cette apparente contradiction se traduit par le développement d'un arsenal législatif et réglementaire, le Code des nourrices, promulgué en 1781, qui encadre cette pratique à laquelle personne ne reste indifférent. Parallèlement, médecins, philosophes, moralistes soulignent les risques de l'allaitement nourricier mais s'accordent à convenir que l'état de la société et celui des moeurs ne permettent guère d'y renoncer.
Les artistes - dessinateurs, peintres et graveurs tout particulièrement - se saisissent de ce thème et ne tardent pas à en faire, bien plus qu'un simple motif anecdotique propre à animer des scènes de genre, un sujet à la fois grave et pathétique. Départ du nourrisson, retour de l'enfant sevré, séparation d'avec la nourrice et retrouvailles douloureuses sinon impossibles avec les membres de sa famille : c'est Jean-Baptiste Greuze qui, parmi les artistes du XVIIIe siècle, a le mieux su donner forme à ces drames familiaux, avant que les graveurs et romanciers du siècle suivant - Grandville puis Daumier, Alphonse Daudet et Émile Zola - s'en emparent sans ménagements, sur un mode renouvelé, celui du réquisitoire ou de la satire des moeurs de la bourgeoisie. -
Une plongée fascinante dans l'univers des premiers musiciens de jazz et de la pègre à la Nouvelle-Orléans, Chicago, New York et Kansas City.
Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces mobsters et ces racketeers, souvent juifs ou siciliens, n'étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l'establishment blanc d'apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l'emploi nécessaire à la constitution d'orchestres stables et à la maturation d'un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l'âge d'or du jazz.
À l'appui de cette thèse étonnante, Le Jazz et les gangsters propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Ronald L. Morris lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l'histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les jazzmen comme les grands mécènes de la Renaissance : " Il n'y eut peut-être jamais, dans toute l'histoire de l'art, d'association plus -heureuse. " -
De la scène à la ville : Modes de scène et modes de ville de Louis XVI aux Ballets russes
Catherine Join-Dieterle
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 18 Septembre 2025
- 9782847425345
Premier ouvrage à étudier les relations qu'ont entretenues au cours de l'histoire les modes de scène et les modes de ville, De la scène à la ville démontre l'influence prépondérante exercée dans ce domaine par le théâtre, lui-même parfois conquis par la mode présente en ville.
De Louis XVI aux Ballets russes, quelles relations ont entretenu les modes de scène et celles de ville ? Premier ouvrage à traiter ce sujet, cette analyse démontre l'influence prépondérante exercée par le théâtre, même si, de temps à autre, la mode de ville a conquis la scène.
La migration des costumes de scène et de leurs motifs fut rarement directe, aussi chaque période a-t-elle imaginé des intermédiaires qui permettaient de tester les nouveautés. Le premier fut l'image : au XVIIIe siècle, ce fut le portrait, au XIXe siècle les gravures. Second intermédiaire, le bal costumé, à son apogée sous la Restauration - pensons au Quadrille de Marie Stuart organisé par la duchesse de Berry. Ces bals offraient l'occasion d'expérimenter, par exemple, manches transparentes ou en gigot. Au cours de la seconde moitié du xixe siècle, la starisation de Sarah Bernhardt conduisit les femmes à adopter les modes que celle-ci avait lancées. Et à la fin du XIXe siècle, la photographie conjointement avec la presse tint ce rôle de médiateur : les photographes mettaient en scène actrices et dames de la haute société, au bénéfice de la haute couture. Puis peu avant la Grande Guerre, ce fut un couturier, Paul Poiret, qui grâce aux fêtes et aux bals persans développa cette fonction d'intermédiaire entre les Ballets russes et la haute couture, contribuant à modifier la mode. Il fut suivi par une nouvelle révolution : on osa afficher sur scène des tenues sportives d'abord prônées par Nijinski dans Jeux puis par Chanel dans Le Train bleu.
Au cours des années 1930, le développement du cinéma hollywoodien devint rapidement un concurrent sérieux pour les modes de théâtre : les stars américaines devinrent les modèles à suivre, mais c'est un autre sujet... -
L'Arsenal au fil des siècles - De l'Hôtel du grand maître de l'Artillerie à la bibliothèque de l'Arsenal
Olivier Bosc
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 7 Novembre 2024
- 9782847425222
L'hôtel du grand maître de l'Artillerie, dernier vestige de l'arsenal militaire de Parisest aujourd'hui le siège de la bibliothèque de l'Arsenal. Ce livre dévoile l'histoire de ce bâtiment exceptionnel, et raconte les grands événements historiques dont il a été le théâtre ainsi que l'action des hommes et des femmes qui l'ont fait vivre.
L'hôtel du grand maître de l'Artillerie, siège de la bibliothèque de l'Arsenal, troisième site parisien de la Bibliothèque nationale de France, est le dernier vestige de l'arsenal militaire de Paris. Celui-ci était composé d'un ensemble de cours et de bâtiments, construits à partir du XVIe siècle le long de la muraille de Charles V jusqu'à la Bastille, où le roi de France faisait fabriquer les poudres et les canons pour son artillerie. Devenu logis du marquis de Paulmy au XVIIIe siècle et écrin de sa magnifique collection de livres et de manuscrits, déclaré bibliothèque publique en l'an V (1797), ce lieu, ayant échappé aux tourmentes politiques comme aux destructions haussmanniennes, et conservant encore de précieux décors des XVIIe et XVIIIe siècles uniques en leur genre, reste malgré tout d'une extraordinaire permanence.
L'ambition du livre est bien sûr de " raconter " le monument, en mêlant histoire de l'architecture, de l'art, du décor et du mobilier, mais aussi de raconter une histoire sensible du site, en évoquant les grands événements historiques ou d'autres plus anecdotiques qui s'y sont déroulés, depuis le procès Fouquet, l'installation des archives de la Bastille ou la Commune. Cet ancien hôtel, situé au coeur d'un vaste complexe technique et industriel, haut lieu du pouvoir royal dans Paris, mêlait soldats, savants et artisans. L'installation de la bibliothèque en fit ensuite un lieu de rencontre d'érudits, d'artistes et d'écrivains qui animèrent le quartier au coeur de la vie parisienne. Il s'agit bien de peindre les hommes et les femmes, connus ou oubliés, qui ont occupé ce bâtiment pour y habiter, y exercer des fonctions officielles, collectionner, créer et conserver. Ainsi, à l'histoire classique d'un monument historique vient se superposer une histoire vivante, permettant d'éclairer aussi la vocation contemporaine du site, fleuron de la Bibliothèque nationale de France. -
Nicolas Pineau (1684-1754) : Un sculpteur rocaille entre Paris et Saint-Petersbourg
Bénédicte Gady
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 13 Mars 2025
- 9782847425123
Une vision complète et renouvelée de l'oeuvre de Nicolas Pineau (1684-1754), sculpteur ornemaniste central dans l'élaboration du style rocaille, qui s'est illustré dans des domaines aussi divers que la boiserie, la sculpture des façades, l'architecture, l'estampe, le mobilier ou encore l'orfèvrerie.
Central dans l'élaboration du style rocaille, Nicolas Pineau (1684-1754) n'a pourtant bénéficié que d'études ponctuelles. De ce sculpteur ornemaniste, ses contemporains disaient qu'il avait inventé " le contraste dans les ornements ". Adepte d'une asymétrie mesurée, jouant subtilement des pleins et des vides, il s'est illustré dans des domaines aussi divers que la boiserie, la sculpture des façades, l'architecture, l'estampe, le mobilier, l'orfèvrerie... Appelé à Saint-Pétersbourg par le tsar Pierre le Grand en 1716, il a oeuvré à l'ornement de Peterhof. De retour à Paris en 1728, il a travaillé pour la noblesse parisienne et pour Louis XV, tout en envoyant des modèles en Allemagne et en Russie.
Cette monographie s'appuie sur d'importantes recherches d'archives et sur la publication du fonds de dessins - que conserve principalement le musée des Arts décoratifs - issu de l'atelier de l'artiste et de ses descendants, Dominique, son fils, également sculpteur d'ornement, et l'architecte François-Nicolas, son petit-fils. Un groupe international de chercheurs y propose une vision complète et renouvelée de l'oeuvre de Nicolas Pineau, alliant essais thématiques, notices sur l'ensemble de ses chantiers et catalogue sommaire de quelque six cents dessins. -
James Gray : Au coeur de la lumière
Jacques Demange
- Passages
- Focale(S)
- 11 Septembre 2025
- 9782492986253
De Little Odessa (1994) à Armageddon Time (2022), la filmographie de James Gray fait de la lumière un motif thématique et formel dont le présent ouvrage cherche à analyser les différents enjeux et déclinaisons. La dynamique de la marche, la question du territoire et de la surface, de l'héritage et de l'origine, ou les rapports entre visible et invisible s'offrent comme autant de pistes de réflexion qui structurent cet ouvrage. Une attention particulière est ainsi portée aux qualités de la mise en scène de Gray, mais également à ses rapports avec ses principaux collaborateurs de création ainsi qu'à son identité de réalisateur-cinéphile nourri de différentes sources d'inspiration. À travers une approche esthétique et transdisciplinaire (peinture, arts de la scène) fondée sur de nombreuses analyses de séquences et de plans, il s'agit d'envisager la cohérence et l'éclectisme d'une oeuvre majeure du cinéma américain contemporain.
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HistoireS de l'art en France, 1964-2024 : Lieux, questions, défis
Olivier Bonfait
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 4 Juillet 2024
- 9782847425161
Publié à l'occasion du Congrès international d'histoire de l'art qui se tiendra à Lyon en juin 2024, le livre est une histoire intellectuelle de l'histoire de l'art en France depuis 1964, date fondatrice qui marque un renouveau de la discipline.
En 1964 était fondé le Comité français d'histoire de l'art (CFHA). Mais cette date marque surtout un renouveau de l'histoire de l'art en France tant à l'université que dans le domaine du patrimoine.
Soixante ans plus tard, alors que se tiendra à Lyon en juin 2024 le Congrès international d'histoire de l'art, événement international qui accueillera environ deux mille chercheurs du monde entier, le CFHA publie
L'Histoire de l'art en France. 1964-2024. Histoire d'une discipline. L'ouvrage retrace les étapes importantes qui ont marqué l'histoire de l'art en France durant cette période et insiste sur la diversité de la discipline, telle qu'elle a pu être pratiquée depuis plusieurs générations dans différents lieux.
Véritable histoire intellectuelle de l'histoire de l'art en France, le livre, ouvrage collectif qui réunit les meilleurs spécialistes du sujet, aborde une cinquantaine d'" événements " qui ont marqué le discours de l'histoire de l'art en France et met l'accent sur quelques thématiques transversales. Il propose une réflexion historiographique et un questionnement sur les problématiques contemporaines de la discipline. Par son ouverture épistémologique, il contribuera également à un approfondissement des méthodes et des pratiques de l'histoire de l'art. -
L'Épopée au siècle de Berlioz interroge la place de l'épopée dans la littérature et la musique au XIXe siècle. Richement illustré, l'ouvrage, publié sous la direction de Cécile Reynaud et Gisèle Séginger, réunit un ensemble de contributions des meilleurs spécialistes du sujet.
Nombreux sont les auteurs ou musiciens - Nodier, Madame de Staël, Hegel, Liszt - qui, au début du XIXe siècle, déclarent l'épopée " morte " ou l'évoquent avec nostalgie. Pourtant l'épopée n'aura jamais été aussi présente qu'en ce siècle, dans la littérature ou l'opéra. Chateaubriand en 1809 dans
Les Martyrs - oeuvre qui inspirera Donizetti en 1840 - tente de renouer avec la grande épopée - souhaitant renouveler l'alliance de la foi et de l'épique. L'épopée littéraire se glisse aussi jusque dans les récits qui, dédiés à la représentation d'une réalité banale, semblaient devoir lui résister. Des sources nouvelles d'inspiration stimulent ce regain d'intérêt : Dante, Milton, ou encore Shakespeare, dont les tragédies sont mises à l'honneur par le drame romantique, contribuent à ce que l'épique dépasse désormais la séparation traditionnelle des genres.
Admirateur de Shakespeare, d'Homère et de Virgile, Berlioz conçoit d'ailleurs ses
Troyens comme une oeuvre moderne comprenant à la fois épopée et drame. Au XIXe siècle, l'épopée est donc multiple. Elle s'adapte aux nouvelles préoccupations d'un siècle souvent en quête d'identité nationale, elle prend en charge des réflexions sur la philosophie de l'histoire, elle revivifie d'anciens mythes comme celui de Prométhée ou des épisodes des guerres anciennes, comme la geste d'Hannibal, également évoquée par Berlioz à la fin des
Troyens. Romantique nourri aux vers de
L'Énéide de Virgile, qu'il retranscrira dans
Les Troyens, Berlioz est emblématique de son siècle dans son rapport à l'écriture épique des mythes. Comme Edgar Quinet, qui l'admirait, et comme Chateaubriand, Hugo ou encore Flaubert, il écrit une oeuvre que traverse le genre de l'épopée, nourrie de mythes issus de la culture qu'il partage avec ses contemporains ou qu'il crée lui-même de toutes pièces.
Sous la direction de Cécile Reynaud et Gisèle Séginger,
L'Épopée au siècle de Berlioz, ouvrage richement illustré, réunit un ensemble de contributions des meilleurs spécialistes du sujet. -
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Ingres et Delacroix : Objets d'artistes
Claire Bessede
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 14 Mars 2024
- 9782847425130
Partant de leur rivalité réelle ou supposée,
Ingres et Delacroix. Objets d'artistes nous invite à entrer dans l'intimité et le processus créatif de deux des plus grands peintres du XIXe siècle français en nous présentant les objets leur ayant appartenu.
Jean Auguste Dominique Ingres et Eugène Delacroix symbolisent, peut-être malgré eux, un moment emblématique dans l'histoire de l'art de la première moitié du XIXe siècle, la bataille entre néoclassicisme et romantisme. En face à face : deux hommes, deux peintres qui ont marqué leur époque, deux styles très différents. Aujourd'hui, les deux établissements qui portent leurs noms, le musée national Eugène-Delacroix à Paris et le musée Ingres Bourdelle à Montauban, réinterrogent cette confrontation avec un angle original : la présentation de leurs objets familiers et quotidiens, utiles à leur création ou témoignages de leurs goûts personnels.
Partant de leur rivalité réelle ou supposée,
Ingres et Delacroix. Objets d'artistes explore dans le détail l'univers des deux peintres. Les objets intimes leur ayant appartenu (objets décoratifs ou souvenirs de voyage) joints aux objets de la création (palettes, dont celle qu'aurait utilisée Ingres pour
Le Bain turc, pinceaux, boîtes et meubles à peinture...) sont mis en regard avec des vues d'ateliers ou encore des tableaux représentatifs de leur art. Sont également présentés différents portraits des deux hommes, images d'apparat mises en scène pour les glorifier ou caricatures illustrant leur affrontement, ainsi que leurs médailles et décorations et divers documents révélant leurs goûts artistiques et leurs aspirations.
Tous ces objets nous parlent d'une autre manière des deux artistes, montrant leurs différences mais induisant aussi des rapprochements inattendus. Son violon est passé à la postérité mais on sait moins qu'Ingres aimait à s'entourer de moulages d'antiques ou de vases grecs et vouait un véritable culte à Raphaël. Delacroix avait conservé des objets (armes, céramiques de Fès, instruments de musique...) rapportés de son voyage au Maroc et aimait par ailleurs les bibelots animaliers, ornés de poissons ou de serpents. Si ces objets nous amènent à nous interroger sur les liens entre la vie des artistes et leur oeuvre, ils nous permettent également d'entrer dans l'intimité et dans le processus créatif de deux des plus grands peintres du XIXe siècle français.
Exposition au musée national Eugène-Delacroix (20 mars - 10 juin 2024) et au musée Ingres Bourdelle de Montauban (12 juillet - 10 novembre 2024) -
Delacroix ; objets dans la peinture, souvenir du Maroc
Collectif
- LE PASSAGE
- 6 Novembre 2014
- 9782847422474
Delacroix. Objets dans la peinture, souvenir du Maroc présente les objets rapportés par Delacroix de son voyage en Afrique du Nord en 1832 au regard d'oeuvres - peintures, dessins et gravures - où il avait choisi de les représenter. L'ouvrage permet ainsi, en mettant en valeur cette part insigne de la collection permanente du musée Delacroix, d'étudier la part réaliste et fantasmagorique de l'oeuvre orientaliste de l'artiste.
Dès avant son voyage au Maroc, Delacroix avait, comme bien des jeunes artistes de son époque, réalisé des oeuvres à l'inspiration orientale, pour lesquelles il avait acquis, sur le marché parisien, accessoires, objets et vêtements qui créèrent un premier ensemble, auquel vinrent s'ajouter les objets achetés au Maroc. Et si ce voyage fut, pour ce jeune homme ébloui, l'occasion de concevoir des centaines de croquis et d'aquarelles « sur le vif », il revint tout au long de sa carrière, jusqu'à sa mort en 1863, à ces sujets orientaux où, au souvenir du Maroc, se mêlait une vision imaginaire et sensible nourrie par la littérature et la musique de son temps. Aussi ces objets que l'artiste avait rassemblés dans son atelier doivent-ils être interrogés autant comme des souvenirs du Maroc que comme les signes de son attachement à un imaginaire oriental.
Sous la direction de Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée national Eugène Delacroix. Avec des textes de Dominique de Font-Réaulx, Stéphane Guégan, conservateur au musée d'Orsay, Emmanuel Hecre, Christine Peltre, Marie-Pierre Salé, conservateur en chef au département des Arts graphiques du musée du Louvre.
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Delacroix en héritage ; autour de la collection Moreau-Nélaton
Collectif
- LE PASSAGE
- 2 Janvier 2014
- 9782847422931
Les très généreuses donations d'Étienne Moreau-Nélaton en 1906 et en 1927 ont contribué à accroître de manière remarquable les collections du Louvre et des musées français. Eugène Delacroix était un des artistes les mieux représentés au sein de la collection Moreau-Nélaton. Ce dernier avait en partie hérité des oeuvres acquises par son grand-père Adolphe Moreau, qui fréquenta le peintre régulièrement, puis par son père Adolphe Moreau fils, premier catalogueur de l'oeuvre de Delacroix. Ce dernier était en effet l'artiste qui fit le lien entre les trois générations de cette famille d'agents de change et de banquiers, amateurs d'art éclairés.
Delacroix en héritage, chefs-d'oeuvre de la collection Moreau-Nélaton réunit un choix de dessins et de peintures de la collection Moreau-Nélaton en lien avec des oeuvres du musée Delacroix. Il présente également des lettres échangées entre Eugène Delacroix et Adolphe Moreau père et évoque le travail d'historien d'art entrepris par Adolphe Moreau fils qui rédigea un des premiers catalogues sommaires de l'oeuvre de Delacroix et d'Étienne Moreau-Nélaton qui publia une monographie sur l'artiste.
En revenant sur le rôle de chaque génération de cette famille d'amateurs d'art éclairés, dont la générosité a permis un enrichissement majeur du patrimoine français, l'ouvrage dévoilera au lecteur toutes les facettes de l'art de Delacroix.
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La peinture impressionniste et la décoration
Marine Kisiel
- LE PASSAGE
- 18 Novembre 2021
- 9782847424393
Tout au long de leurs carrières, les impressionnistes se sont intéressés aux enjeux de la décoration et du décoratif. Mais, si l'on croit aujourd'hui tout connaître des oeuvres de Monet, Degas, Renoir, Pissarro, Caillebotte, Morisot et Cézanne, force est de constater que la dimension décorative de leur art nous échappe.
En s'emparant de cet aspect méconnu et pourtant immensément fécond de leurs travaux, le présent ouvrage livre une relecture inédite de la peinture impressionniste. Il révèle également une facette oubliée de leurs productions, qui, de l'objet d'art au monumental et du ciment à la céramique, redonne à un art familier toute sa capacité à nous surprendre et à nous étonner.
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Le petit château de Sceaux
Etienne Faisant, Alexandre Gady
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 4 Janvier 2024
- 9782847425093
Construit dans les années 1650 pour un notaire parisien, le Petit Château de Sceaux fut d'abord pensé comme une demeure d'agrément aux environs de la capitale.
Son acquisition en 1682 par Colbert changea son destin et l'amena à recevoir de nouvelles fonctions plus éminentes. Il devint, au début du XVIIIe siècle, la résidence des fils du duc et de la duchesse du Maine et fut longuement habité par le comte d'Eu, petit-fils de Louis XIV.
Ayant retrouvé après la Révolution sa vocation première, celle d'un lieu de séjour agréable utilisé par des particuliers, il est devenu en 1935 une propriété publique.
Son intégration au domaine départemental de Sceaux a sauvé cet édifice étonnant, qui se signale à la fois par son histoire prestigieuse et comme un précieux témoin des pratiques de villégiature des Parisiens au Grand Siècle. -
Le voeu de Marguerite Maeght - Chagall, Bazaine, Giacometti, Ubac à la chapelle Sainte-Roseline
Yohan Rimaud
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 20 Juin 2024
- 9782847425178
Le Voeu de Marguerite Maeght est le catalogue de l'exposition consacrée par le musée de Draguignan, du 7 juin au 22 septembre 2024, à la commande exceptionnelle faite par Marguerite Maeght à Marc Chagall, Jean Bazaine, Raoul Ubac et Diego Giacometti pour le décor de la chapelle Sainte-Roseline.
En 1968, Aimé et Marguerite Maeght accueillent leur premier petit-fils. Pour Marguerite Maeght, il ne fait aucun doute que sainte Roseline a entendu ses prières. En remerciement à la sainte provençale, elle entreprend de financer entièrement la restauration de l'ancienne chapelle des Arcs-sur-Argens lui étant consacrée. En plus du décor ornemental préexistant, Marguerite Maeght sollicite le talent de Marc Chagall, Jean Bazaine, Raoul Ubac et Diego Giacometti pour doter le lieu d'oeuvres nouvelles. Depuis lors, vitraux, sculptures et mosaïques côtoient le corps enchâssé de sainte Roseline, à la manière d'un ex-voto moderne témoignant de l'alliance entre modernité et maîtrise des savoir-faire traditionnels.
Le catalogue
Le Voeu de Marguerite Maeght approfondit le discours de l'exposition en revenant sur la genèse d'une commande aussi personnelle qu'atypique. Un essai est consacré à sainte Roseline, moniale chartreuse ayant vécu entre le XIIIe et le XIVe siècle, en mettant l'accent sur la naissance de sa légende dans l'historiographie et la production artistique lui étant dédiée aux XVIIe et XIXe siècles. Le livre est également l'occasion d'explorer les liens autant professionnels que personnels d'Aimé et Marguerite Maeght avec les artistes ayant oeuvré au nouveau décor et la relation de ces derniers au sacré, la proposition de chacun s'inscrivant dans une forme très personnelle de relation au divin. L'ensemble, rédigé par des historiens de l'art, s'appuie sur différents documents d'archives, études préparatoires et témoignages inédits.
Le Voeu de Marguerite Maeght est le catalogue de l'exposition qui se tiendra au musée de Draguignan du 7 juin au 22 septembre 2024. -
Notre-Dame de Paris ; la fabrique d'un chef-d'oeuvre
Alexandre Gady
- LE PASSAGE
- 8 Avril 2021
- 9782847424522
Le drame qui a frappé Notre-Dame en avril 2019 a suscité un extraordinaire intérêt pour la cathédrale de Paris, par-delà même les croyants et les amoureux du patrimoine. Ce mouvement, pour sympathique qu'il soit, ne laisse pas d'interroger sur les raisons de cet attachement. L'édifice est en effet aussi ancien que complexe, et son histoire oscille entre ombres et lumière. Notre-Dame, chef-d'oeuvre médiéval?? Notre-Dame, chef-d'oeuvre de Viollet-le-Duc, qui l'a modifiée au XIXe siècle pour le meilleur et pour le pire?? Entre ces deux périodes, que raconte l'édifice?? Et depuis 1860, quel a été le rôle de la cathédrale dans notre histoire collective??
Entre sous-entendus et malentendus, l'histoire de Notre-Dame de Paris peut être revisitée, en soulignant la richesse de la pensée qui a conduit à sa construction, à ses embellissements, puis à sa restauration et à sa transmission jusqu'à nos jours. Fondé sur les documents, dont le plus ancien remonte à la fin du XIIe siècle, ce livre donne donc à voir la cathédrale au cours des âges, en suivant une chronologie qui va de l'évêque bâtisseur Maurice de Sully au général de Gaulle, le dernier « souverain » français. Il n'est ni une histoire archéologique de l'édifice, ni une histoire religieuse de ses usages, non plus une histoire politique de sa symbolique, mais bien tout cela à la fois. Car à Notre-Dame, les pierres, les hommes et les idées sont intimement mêlés au service d'une ambition stupéfiante?: incarner la France.
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Organe conside´re´ comme indispensable a` la vie car unique, anime´ de mouvements automatiques et non pas soumis a` la volonte´, lie´ avec le sang qu'il diffuse dans l'organisme et de situation anatomique centrale dans le thorax, le coeur a toujours inspire´ les artistes et les cre´ateurs : les peintres a` travers les diffe´rentes pe´riodes de l'histoire de l'art, les dessinateurs, les sculpteurs... mais aussi les joailliers et plus proches de nous des cine´astes, photographes, ou encore stylistes. Lieu par excellence de la rencontre entre la matie`re et l'esprit, le coeur est une source d'inspiration universelle et intemporelle.
Portraits du coeur interroge un ensemble d'oeuvres, fruits de la cre´ation d'artistes reconnus, et c'est toute l'histoire de l'art qui est parcourue, depuis l'art me´die´val jusqu'aux artistes de la pe´riode contemporaine (Schlosser, Tapie`s, Fromanger), en passant par Le´onard de Vinci, Botticelli, Matisse, Frida Kahlo, Niki de Saint Phalle, etc. Il s'agit essentiellement de toiles, mais aussi de dessins, de sculptures, d'enluminures, de tapisseries et me^me d'un bijou de Salvador Dali ou d'un collage de Pre´vert sur une photographie de Brassai¨.
Une mise en perspective lumineuse et convaincante de ce the`me par Erik Orsenna.
Plus de 50 oeuvres des plus grands artistes pre´sente´es de fac¸on claire et didactique.
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Scènes de crime au Louvre : une enquête criminartistique
Christos Markogiannakis
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 6 Octobre 2022
- 9782847424928
Les oeuvres du Louvre dévoilent leur morbide secret !
Sur toile, dans le marbre ou l'argile, le meurtre est partout présent au musée du Louvre. En appliquant les principes de la criminologie et de l'histoire de l'art pour une analyse " criminartistique ", Scènes de crime au Louvre passe au crible de l'enquête un choix d'une trentaine d'oeuvres qui ont en commun de représenter des meurtres, leurs protagonistes, leurs histoires. Avec des révélations souvent surprenantes !
Bienvenue au Louvre, un univers où, sur toile, dans le marbre ou l'argile, le meurtre est présent dans chaque recoin du musée...
En appliquant les principes de la criminologie et de l'histoire de l'art pour une analyse " criminartistique ", Scènes de crime au Louvre se propose d'étudier et d'interpréter un choix d'une trentaine d'oeuvres d'art. Toutes sont d'époques et de styles très différents, mais toutes, des amphores de la Grèce ancienne aux peintures françaises du XIXe siècle, des toiles de Rubens à celles de Delacroix, David ou Ingres, ont une chose en commun : représenter des meurtres, qu'ils soient mythologiques ou historiques, leurs protagonistes, leurs histoires.
Chaque oeuvre sera traitée comme une scène de crime et donnera lieu à une enquête fouillée s'inspirant des principes des équipes judiciaires et médicolégales. De quelle typologie le meurtre relève-t-il ? Quels en sont les enjeux factuels et historiques ? Qui sont les victimes ? Et surtout, quel portrait peut-on tracer des coupables ? Quel est leur profil, leur background, leur alibi ? Des réponses apportées à ces questions dépendra la possibilité de faire éclater la vérité au grand jour. -
Une femme disparaît ; le vol de la Joconde au Louvre en 1911
Jérôme Coignard
- LE PASSAGE
- Echo
- 24 Mai 2018
- 9782847423877
Voler La Joconde ? Et pourquoi pas la tour Eiffel ! Le 21 août 1911, le table au est dérobé au musée du Louvre. On croit d'abord à une farce. Puis l'évidence du vol criminel s'impose. C'est alors dans le monde entier un déferlement de stupeur et d'indignation. Et bientôt un immense éclat de rire. La police et la justice s'essoufflent, les pistes se multiplient à Paris, à Londres, à Bruxelles, à Berlin. On néglige au passage un indice capital, l'empreinte digitale laissée par le voleur sur la vitre du tableau... Tandis que l'extrême droite agite le spectre du « complot juif », Picasso est inquiété, Apollinaire jeté en prison. Et Monna Lisa devient une héroïne populaire. Quand, en 1913, on retrouve enfin le tableau à Florence, le voleur, un ouvrier italien, ne semble pas à la hauteur du crime.
C'est le vol le plus audacieux de l'Histoire que raconte cet ouvrage, fondé sur une enquête dans les archives et la presse de l'époque. C'est aussi une énigme, à laquelle il propose enfin une solution. Qui était donc cet Allemand si assidu au Louvre avant le vol ? Un espion ? Un escroc ?...
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La Récolte n.3 : revue des comités de lecture de théâtre
Collectif
- Passages
- La Recolte
- 8 Juillet 2021
- 9791094898956
La récolte La revue annuelle dédiée aux écritures théâtrales d'aujourd'hui. Dans ce troisième numéro, découvrez l'édito de Penda Diouf, une tribune de Magali Mougel & Pauline Peyrade, ainsi que huit pièces inédites de Fabien Arca, Marcos Caramés-Blanco, Caroline Leurquin, Artur Palyga, Marion Pellissier, Olivier Sylvestre, Anne-Christine Tinel et Lucie Vérot. Huit cahiers pour penser le paysage théâtral avec la complicité des auteur.rices et le regard de praticien.nes, chercheur.euses, artistes.
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Pierre Le Muet, ingénieur et architecte du roi (1591-1669) : batir pour toutes sortes de personnes
Claude Mignot
- LE PASSAGE
- Beaux Arts
- 3 Novembre 2022
- 9782847424911
Aujourd'hui injustement oublié, Pierre Le Muet (1591-1669) fut célèbre de son vivant grâce à ses traités d'architecture, ouvrages essentiels et sans équivalent dans l'oeuvre de ses contemporains. Recueil de modèles de maisons, sa Manière de bâtir pour toutes sortes de personnes, parue en 1623, offre un véritable discours de la méthode architecturale, qui rencontra un succès durable et international et fascinait encore Viollet-le-Duc. Sa version de la Règle des cinq ordres d'architecture de Palladio, sortie en 1632, eut de même un immense retentissement.
Mais loin de se cantonner aux traités de papier, Pierre Le Muet fut d'abord un important architecte bâtisseur. Il est notamment l'auteur de l'hôtel d'Avaux, rue du Temple à Paris (actuel musée d'Art et d'Histoire du judaïsme), et de toutes les parties hautes du Val-de-Grâce.
Avec Pierre Le Muet, ingénieur et architecte du roi, Claude Mignot, l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de l'architecture, réévalue l'oeuvre de cet immense artiste qui, au temps de Louis XIII et de Louis XIV, travailla à la charnière de deux époques. Il rend ainsi à celui que l'érudit Henri Sauval présentait au milieu du XVIIe siècle comme « l'un des premiers architectes de notre tems » sa juste place : aux côtés de Jacques Lemercier, François Mansart et Louis Le Vau, celle d'une des plus grandes figures de l'architecture française. -
Agence Stock Photo : Une histoire du photojournalisme au Québec
Collectif, Sophie Bertrand, Jocelyne Fournet
- DU PASSAGE
- 13 Mars 2025
- 9782925091226
En 1987, trois jeunes photographes décident de fonder une agence de photographies. À l'instar des grandes agences de presse telles Reuters ou AFP, Robert Fréchette, Jean-François LeBlanc et Martin Roy créent une structure indépendante et collective encore inédite au Québec.
Pendant plus de trente ans, Stock va couvrir les évènements majeurs qui ont façonné la société québécoise. Du Référendum de 1995 au Printemps Érable, les photographes ont apporté une diversité de regards sur des enjeux sociaux, politiques et culturels qui ont marqué l'Histoire du Québec. Parues dans les plus grands journaux francophones nationaux et internationaux, leurs images ont façonné notre regard et notre mémoire collective.
Plus de 100 photographies documentaires en noir et blanc et en couleur composent cet ouvrage selon de grandes thématiques : Référendum sur la souveraineté du Québec, Résistance de Kanehsatà:ke (ou crise d'Oka), Sommet des Amériques à Québec, Printemps érable, Montréal, la nuit et la chasse et la pêche. On y retrouve le travail des photographes Oscar Aguirre, Benoit Aquin, Josué Bertolino, Normand Blouin, Robert Fréchette, Laurent Guérin, Caroline Hayeur, Jean-François LeBlanc, Miguel Legault, Horacio Paone, Martin Roy, Jean-Eudes Schurr, Marie-Hélène Tremblay et Sophie Bertrand.
Le livre comprend une introduction de l'auteure et photographe Sophie Bertrand, ainsi qu'un texte de l'historien de la photographie Vincent Lavoie et deux grands entretiens avec les photographes Jean-François LeBlanc et Caroline Hayeur.
Un beau-livre qui offre un condensé de l'histoire du Québec, et un véritable hommage au Québec et aux Québécois.e.s !