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Le Temps Qu'Il Fait
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Piéton urbain, de Paris et d'ailleurs, Gilles Ortlieb utilise lui aussi son téléphone portable comme un outil auxiliaire de sa mémoire visuelle. Il a ainsi - malgré leur banalité apparente - collectionné des plaques d'égout chinoise, mozambicaine, indienne, grecques, anglaises, roumaines... y trouvant motif à s'interroger sur un mystère peut-être imaginaire, ou à s'émouvoir pour l'étrange beauté d'une «carto- graphie en acier moulé».
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"Dans chaque ferme, les cultivateurs utilisaient pour leur ménage ou le travail agricole tout un peuple d'objets et d'outils qui, en se transmettant, quoique usés, les suivaient comme la chevelure d'une comète. Parmi ces objets, bon nombre demeurent à la maison depuis longtemps. D'autres, je les ai prélevés à la fin des artisanats ou au départ en retraite des fermiers quand ils mettaient en tas pour jeter ce qui ne devait plus servir.
Les objets, si muets qu'ils soient, parlent d'un temps où il m'est agréable de retourner en pensée, celui des bougies cahotées dans les chemins nocturnes, tandis que les outils laissent entrevoir le secret des matières qu'ils explorent comme intermédiaires entre notre corps et le bois, la terre, le fer. ".
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Depuis 1984, Gérard Macé a séjourné plusieurs fois au Japon.
En 1999, il est resté trois mois à Kyôto, au cours desquels il a écrit "Un monde qui ressemble au monde", en même temps qu'il photographiait les jardins. Son regard sensible et son information sûre donnent ici une vision personnelle de ces lieux célèbres mais énigmatiques, ainsi que des aperçus qui apporteront beaucoup au voyageur et à l'amateur d'art. Mais c'est aussi un rapport au monde, et au temps, qui nous est dévoilé.
Du même auteur, aux éditions Le Promeneur, on peut lire "Un détour par l'Orient".
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L'atelier ouvert Pierre Tal Coat
Michel Dieuzaide
- Le Temps Qu'Il Fait
- 14 Septembre 2017
- 9782868536303
Originaire de Bretagne, Pierre Tal Coat (1905-1985) est l'une des figures majeures de la peinture française du XX e siècle et l'un des rares à avoir été exposé au Grand Palais de son vivant, en 1976. Ami de Gia- cometti, de Georges Braque et de Nicolas de Staël, il fut également lié à des poètes (André du Bouchet, Philippe Jaccottet, Wallace Stevens) et au philosophe Henri Maldiney. C'est le peintre des éléments et de la lumière qu'il conjugue dans ses peintures, ses aquarelles, ses dessins.
L'année 2017 verra se dérouler pas moins de six expositions rien qu'en France, se tenir un colloque à Cerisy et paraître huit publica- tions chez divers éditeurs - dont un catalogue raisonné de l'oeuvre gravé.
Le film de Michel Dieuzaide montre Pierre Tal Coat en 1983 dans son atelier - parmi ses toiles dressées au sol les unes contre les autres ou étalées sur de grandes tables - et dans la nature qui «génère» son regard. Le peintre y analyse sa démarche picturale, dévoile la relation permanente qui s'établit entre ses tableaux et lui, et avoue la nécessité, pour lui qui travaille vite, d'entreprendre dans le recommencement ce qu'il perçoit sans fin. C'est un document rare. Le livre, quant à lui, contient les meilleures photographies (une soixantaine, noir et couleur) faites au même moment par un jeune passionné de peinture qui allait être durablement frappé par cet artiste entier, sensible et nourricier.
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Le monde des apparences étant propice aux paradoxes, il nous semble que la réalité existerait un peu moins si nous n'étions capables de la retourner pour voir son envers et ses doubles, dans les miroirs, les images de rêve et les flaques d'eau : autant de phénomènes passagers, d'apparitions éphémères qui fixent l'attention en déplaçant son objet, exactement comme la métaphore allume des reflets dans le langage, provoquant une vibration autour des choses qui leur donne une aura.
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J'ai réellement vu les images que je propose ici. Elles étaient toutes prêtes, il suffisait de les cueillir. Je veux dire par là qu'elles ne sont jamais le résultat de collages, de superpositions, encore moins d'un travail à l'ordinateur. On s'en passe d'ailleurs fort bien, car la réalité est généreuse, et se prête souvent à la transformation d'une vue en image, pourvu que l'esprit soit préparé.
J'ai donc réellement vu dans l'entrée d'un hôtel, au lieu d'une fenêtre donnant sur la mer, une porte dérobée que soulevait une vague peinte. Ce n'est pas moi qui ai plongé Madame Récamier au fond d'un aquarium, dans un restaurant populaire au nord du Viet-Nam. J'ai vraiment vu un paysage impressionniste sur une tôle ondulée, en plein coeur d'Addis-Abeba, et un peu partout des peintures de rue, que des artistes anonymes acceptaient de livrer aux intempéries et aux déprédations. C'était aussi le sort de fresques à peu près ignorées, dans le palais royal de Pnom Penh, des peintures magiques faiblement protégées par un auvent, sous lequel on entassait des étendards aussi bien que des sacs de plâtre. Les fêtes et les travaux laissent des traces, la violence aussi, qui voulait faire le vide autour d'elle dans le camp S21 : une curieuse chasse à l'enfant témoigne encore de la folie criminelle des sbires de Pol Pot.
La fantaisie de la mode, la variété des parures m'ont souvent réjoui, même dans le métro dont il est convenu de déplorer la tristesse. Comme tout le monde j'ai vu la nature imiter l'art, au Japon ou ailleurs, et j'ai cru reconnaître des images de rêve à la surface de l'eau, qui trouble la vue en donnant le vertige.
Le réel étant inséparable de ses représentations, j'ai joué avec les changements d'échelle et la couleur, non pas parce qu'elle serait plus réaliste, mais parce que sa perception étant arbitraire, elle accentue à sa façon cette fausse ressemblance, ce décor en trompe-l'oeil dans lequel nous faisons de la figuration, intelligente les jours fastes.
Gérard Macé
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Emmanuel Berry a photographié la collection d'oiseaux naturalisés du Musée de Sens, " formes d'animaux définitivement non voyants ", méthodiquement offerts à nos fantasmes encyclopédistes et pourtant sentinelles semblant guetter pour l'éternité et nous renvoyant face à nous-mêmes. Ses drôles de portraits - en rien éventés - sont accompagnés par la prose frappante et sensible de Pascal Commère qui leur fait escorte d'une fiction traversée d'oiseaux, vivants ou morts, et riche d'une profonde tendresse pour le destin des hommes les plus humbles et silencieux.
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La découverte des photographies en couleurs de Willy Ronis sera à coup sûr une surprise pour beaucoup. Et c'est, de sa part, l'effet d'un don généreux que d'avoir bien voulu nous les donner à voir. Ce maître du noir et blanc a donc photographié en couleurs dès 1955, dès l'apparition du Kodachrome, film diapositive à la chromie si particulière, et si peu sensible à la lumière qu'il aurait dû, logiquement ; l'empêcher de faire, selon son style et son goût, des instantanés sur le fil du hasard, photos de rue, photos de foule, a fortiori photos de nuit... On verra qu'il n'en est rien et qu'il a su tirer le meilleur parti de la contrainte opposée. à la spontanéité de son regard. La couleur ici n'est en rien un prétexte, elle est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière - la grande affaire de la photographie -, une autre " métrique ", pas même un autre langage. Et Paris est bien plus qu'un sujet : c'est le matériau de l'auteur qui s'émeut au spectacle de la vie ordinaire côtoyée chaque jour dans sa ville, la vie banale et souriante des Parisiens à laquelle il confère une profondeur puisée à son émotion-même. Car ce qu'il importe de noter c'est que le photographe a, par les moyens qui lui sont propres, poursuivi de questionner l'âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu'il a touché du doigt - ou de l'oeil - la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les " débris et trésors " poétiques de la Ville - que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.
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Georges Fessy ; photographe d'architectures
Monnier
- Le Temps Qu'Il Fait
- 23 Octobre 2008
- 9782868535092
Né en 1937, d'abord mécanicien dans l'industrie textile lyonnaise, Georges Fessy a pratiqué les différentes disciplines de la photographie (publicité, mode, illustration...) avant de devenir un des principaux photographes français d'architecture. Manifestement aussi à l'aise dans la représentation d'édifices appartenant au patrimoine que dans celle de constructions toutes récentes, il montre une réelle connivence avec les architectes mais sait honorer la commande en préservant ses prérogatives d'artiste. Il a choisi pour ce livre trente-six images, de bâtiments anciens, modernes ou contemporains, qui représentent la quintessence de son oeuvre et sont une parfaite illustration de son regard à la fois rigoureux et sensible.
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Subjugué, envahi par une irrésistible envie d'enregistrer, de retenir, d'absorber le trop plein de ce qu'il m'est donné de découvrir, je photographie tout, autour de moi.
Trop certainement. Ma manière d'aimer les choses. Comme les Ah ! ou les Oh ! qui libèrent des trop grandes surprises ! Faire sien, un peu de la force et du merveilleux qui passe. C'est en moi que j'aimerais graver tant de beauté et permettre à la lumière d'ouvrir de nouveaux itinéraires. A plusieurs reprises, à la force du moteur, hissant l'avant du bateau sur une imposante masse de glace qui obstrue le passage entre deux parois, Niels Kristian lance l'engin à plein régime, repousse l'obstacle de plusieurs dizaines de mètres, puis se laissant glisser, le chenal libéré, reprend le cap affichant à chaque fois un sourire victorieux à mon intention.
Malgré l'étau des nuages qui se resserre et la mer qui grossit, Niels Kristian, le visage masqué de neige, m'entraîne au coeur du songe...
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C'est à une collection très personnelle que nous avons affaire ici, composée d'à peine une quinzaine de petits objets de hasard, choses trouvées par les prés ou les chemins - à l'état «naturel» le plus souvent ou façonnées de main humaine -, photographiées de près et décrites avec cette méticulosité allégée d'ellipses qui est la marque de fabrique de l'auteur. L'émerveillement naît ici de l'idée d'un invraisemblable déplacement des objets dans l'espace autant que des marques qu'ils portent d'un réel ou imaginaire passage du temps. De cette vie propre qui les pousse à la rencontre de leur inventeur. On éprouve une sorte de plaisir enfantin et un peu de mélancolie en visitant ce modeste musée portatif qui mêle l'archéologie, les traditions populaires et l'histoire naturelle, pour ouvrir à une rêverie hautement poétique.
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L'ethiopie, pour les archéologues et les historiens, c'est le territoire de notre ancêtre lucy.
Pour le lecteur de poésie, c'est la dernière destination de rimbaud. mais l'ethiopie est aussi une civilisation au confluent du nil et de la mer rouge, dont l'histoire est écrite depuis l'antiquité. or la civilisation, en ethiopie comme ailleurs, c'est ce qui a résisté aux invasions, aux massacres, aux politiques désastreuses, aux épidémies, aux famines et même à l'oubli. la civilisation en ethiopie, c'est l'invention d'une histoire, des croyances qui se complètent ou se contredisent, des manuscrits qu'on interprète, c'est aussi ce qu'il y a de plus précaire et de plus manifeste : une façon d'être ensemble, de marcher le long des routes, de porter un enfant, de mener un troupeau, de croiser un regard et de parler aux bêtes.
C'est la survivance de l'antiquité dans les gestes et la démarche, alliée si souvent à la peur du lendemain.
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Memento en vert et bleu
Jean-Gilles Badaire, Yannick Mercoyrol
- Le Temps Qu'Il Fait
- 10 Novembre 2022
- 9782868536921
Peintures
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Reproductions des oeuvres de Jacques Bibone, peintre.
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Histoire d'Io
Jean-Pierre Abraham, Vonnick Caroff
- Le Temps Qu'Il Fait
- Littérature
- 19 Juin 2002
- 9782868533654
" Quelle mouche l'a piquée ? Volontiers recluse, naguère, en son jardin, pourquoi Vonnick Caroff s'est-elle éclipsée soudain vers je ne sais quels hauts plateaux, vers ces sentiers improbables où des vaches déménagent avec leur maisonnée, certaines pavoisées, comme en Aubrac en mai ? Etrange transhumance, vers quelle estive inconnue ? Au retour : comment montrer ses découvertes, les images récoltées, ce somptueux déferlement de couleurs ? Comment trimbaler tout le bazar, et cette toile de six mètres de long, qu'il faudrait rouler et dérouler à chaque fois ? Plutôt choisir le moins pesant, le plus vagabond des moyens de transport : un livre, celui-ci.
Il suffisait de séduire deux sbires, le voisin photographe, l'éditeur un peu fou. Et moi, compère éberlué au bord du chemin, comment me faire accepter dans la bande, sinon en prétendant que je sais une histoire, à raconter comme font les nomades le soir, à l'étape, autour d'un mince feu, sous un ciel crépitant d'étoiles ? " - J. -P. A.
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Le vif du sujet
Bernard Chambaz, Michel Dieuzaide, Jean-pierre Schneider
- Le Temps Qu'Il Fait
- 25 Août 2011
- 9782868535597
« Là où je suis servi, c'est par l'importance que Jean-Pierre Schneider accorde et reconnaît aux mots et même à l'étymologie des mots. Sa passion tend à confirmer mon intuition : les peintres ne peignent pas seulement avec ou sans le concept de trait ou de volume ou de lumière mais aussi avec les mots «trait», «volume», «lumière», etc., leurs toiles sont tissées de mots recouverts par le geste même de peindre, dépôts de langage dans une nappe sédimentaire plus ou moins enfouie.
Le sujet, ici, c'est le peintre, un bonhomme avec deux bras deux jambes quatre enfants une vieille BMW une tasse de café à la main une cigarette dans l'autre. Bien entendu, on ne saurait disconvenir que la manière matérielle de peindre, l'inscription /dessous/ dedans/ dessus/, la pâte, la couleur, le geste disent bien davantage le sujet que la part de pensée à l'oeuvre dans la toile. En ce sens, le seul sujet est en effet la peinture. De toute façon, le peintre comme la peinture sont à vif. La meilleure preuve : Schneider aura passé sa vie à se battre avec le sujet sinon contre lui, affirmant encore avec force, mais contre quelle instance, que la peinture n'est pas au service du sujet et que c'est le sujet qui doit se plier à la peinture. » ( Bernard Chambaz ).
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Le seul, l'unique travail ne consiste-t-il pas, parfois, à convertir un spectacle ordinaire (un pan de mur dans les hauteurs, une vitrine condamnée, une portion de faubourg, ce qu'on voudra) en une vision à décrypter ? Puisqu'il faut bien aussi, de temps à autre, forcer - comme on dit en vènerie - la réalité, l'encoigner et faire barrage, si l'on veut qu'elle exprime autre chose que le flux constant, sans effort apparent, des choses qui passent, bougent, se déplacent, font leur métier de choses. Et apprendre à lire les traces, identifier les signaux, reconnaître le passé dans son passé : toutes ces épiceries transformées en garages, ces anciens cinémas en solderies, ces ex-grands hôtels en magasins d'articles pour jardins, et toutes ces enseignes qui demeurent lisibles parce que personne ne s'est soucié de les effacer. Au retour de virées répétées dans les cités ouvrières du siècle dernier, en Lorraine, c'est ainsi une archéologie humaine de la disparition et de la perte, par la pratique assidue d'une épigraphie de vitrines, de pignons, de façades, de frontons, qui finit par se dessiner. En quête de quoi, précisément ? De mentions déteintes, à moitié effacées, de palimpsestes hérités d'un jadis ou d'un naguère qui subsistent encore, ici et là, dans des niches ou poches de temps malmené, mais survivant, sédimenté en strates quasi géologiques. Jean Baton, Cuirs et crépins, Au colifichet de Paris, Salon Carmen, Musette l'Etoile, Au Muguet, Capucine, Blanche-Neige et ses Sept, Café de l'Usine.
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Claude Pauquet a entrepris de 2002 à 2006 une série de voyages le long des côtes de l'Atlantique et de la Manche, entre Hendaye et Bray-dunes, équipé d'un appareil photographique de grand format.
Les images ont été réalisées en suivant les côtes au plus près, le photographe pratiquant un cabotage terrestre d'un point d'accès à l'autre, avec pour visée d'explorer une ligne de frontière intérieure entre rivages et océan, paysages naturels et espaces indéterminés. Au bout des Certains est le nom d'un lieu-dit situé sur la commune de Stella-Plage dans la Somme. A l'est de l'océan, Claude Pauquet travaille aux lisières: ce n'est pas exactement la terre qu'il montre, telle ville, tel village ou tels champs; ce qu'il cherche à saisir, cette espèce d'entre-deux, c'est la manière dont l'homme a investi cette lisière, l'a marquée de sa présence; la manière dont il l'habite et dont il entend laisser trace...
Ses photographies éveillent l'imaginaire intime, et partagé, tant il est vrai qu elles n existent que de la place qu elles nous offrent et à laquelle elles nous assignent. Les observer, et les voir, c'est être constitué en sujet éprouvant ce que la mélancolie peut être, ce qu'est la mélancolie du monde. ( D. M.)
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Au Cameroun, je suis allé une première fois en janvier 2010. J'y suis retourné en novembre 2012 et en janvier 2013, pour assister dans le pays bamiléké aux différentes phases de la succession d'un chef, ainsi que pour visiter une trentaine de chefferies, où j'ai été reçu comme un roi... par les rois eux-mêmes. Comme en d'autres endroits, ce qui m'a intéressé est la cohérence d'un univers, une tradition vivante qui évolue, les relations des hommes entre eux et au monde qui les environne.
En écrivant et en photographiant, j'ai voulu éviter le point de vue superficiel du touriste qui reste sur son quant à soi, et ne pense qu'à se protéger, ainsi que le point de vue surplombant de l'ethnographe, que je ne suis d'ailleurs pas. Entre les deux, je crois toujours que la littérature a toute sa place, libre et singulière.
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Le désir de Velazquez attrapé par Picasso
Adrien Le Bihan
- Le Temps Qu'Il Fait
- 22 Octobre 2020
- 9782868536679
Picasso s'invita dans Les Ménines de Velázquez : ne nous privons pas de circuler dans les siennes.
La tentation lui vint de soulever la robe de l'infante : épions les frémissements et les repentirs de son pinceau.
Voici des ateliers, des chevalets, des colombes, des méandres de dictionnaires et de villes (Marseille, Barcelone), des créatures sur des seuils, des fentes triomphantes, des pères dont les âmes ne sont pas trahies par leurs images.
En ce décor s'ébauche, filiale, narquoise, une Autobiographie au portrait dont on n'en finirait pas de louer les vertus : érudition jubilatoire, plaisir constant et constamment relancé de la preuve par l'étymologie, étonnante capacité de donner à voir, écriture impeccablement classique et secrètement iconoclaste...
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