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Université de Bruxelles
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Bruxelles dans une Belgique à quatre régions ? Défis, opportunités et prospectives
Collectif, Dirk Moors, Anneloes Vandenbroucke, Iadine Degryse, Simon Boone
- Université de Bruxelles
- Bsi Series
- 6 Février 2025
- 9782800418926
Lors des précédentes réformes de l'État, les propositions sur l'avenir de la Belgique ressemblaient à celles d'un couple en instance de divorce - la Flandre et la Wallonie -, statuant sur le partage de leurs biens... mais sans y parvenir pour le cas de Bruxelles.
Face aux nombreuses divergences, les Bruxelloises et les Bruxellois (qui n'ont pas été consultés) sont finalement restés sous la tutelle des Communautés pour certaines matières. Le Brussels Studies Institute inverse cette approche et veut mener le débat institutionnel en partant du point de vue de Bruxelles.
Dans cet ouvrage, plus de vingt-cinq chercheurs partent de cette question : et si Bruxelles devenait une Région autonome, sans distinction entre les compétences régionales et communautaires (à l'instar de la Flandre et de la Wallonie), cela améliorerait-il la vie des Bruxelloises et des Bruxellois ? -
Le plan libre de Le Corbusier ou l'architecture mise en tension
Patrick Burniat
- Université de Bruxelles
- Architecture, Urbanisme Et Paysagisme
- 15 Avril 2021
- 9782800417356
Stuttgart, 1927 : Le Corbusier énonce le concept de plan libre dans le cadre de son célèbre manifeste des Cinq points d'une architecture nouvelle. Très rapidement, ce « mot-force » gagne son indépendance et s'impose comme un concept central de l'architecture moderne. En même temps, il s'ouvre à de nouvelles significations et devient ... rien moins qu' « indicible ».
Dans le présent essai, l'auteur établit les déclinaisons sémantiques de ce concept et interroge ce qu'elles apportent à la compréhension de l'architecture corbuséenne, que ce soit au niveau des intentions, des processus de conception ou encore des expressions formelles et spatiales.
Au-delà de cet objectif de clarification, l'étude est aussi guidée par une optique particulière : Le Corbusier voyait dans la nouvelle architecture le moyen par excellence d'une nécessaire réforme sociétale. Le terme « plan » en exprime à la fois le dessein et le dessin - tout autant qu'un motif d'ordre -, tandis que l'épithète « libre » renvoie bien évidemment à l'objectif d'émancipation qui l'anime. L'étude appréhende dès lors le plan libre dans sa dimension d'oxymore, comme expression métaphorique du regard que Le Corbusier porte sur le monde et des méthodes de conception qui en découlent, ouvrant ainsi une voie originale, voire inédite, pour revisiter son architecture et sa propre posture face à la modernité. -
Chantiers en ville : un projet urbain
Lise Serra
- Université de Bruxelles
- Architecture, Urbanisme Et Paysagisme
- 1 Juillet 2021
- 9782800417561
Sur un terrain de jeux, deux enfants regardent un chantier s'installer. Qui sont ces nouveaux venus ? Que font-ils ? À quoi servent les machines qu'ils installent ? La présence du chantier est évidente : il est là. Mais pourquo :i? Son objectif, son déroulement et les conséquences de sa présence sur l'environnement et le quotidien sont plus flous. La curiosité suscitée par les chantiers est une donnée initiale de ce travail. Curiosité des enfants, des passants, mais aussi des urbanistes, architectes, aménageurs et sociologues avec qui ce travail est mené. Chacun comprend le chantier selon sa formation, son expérience, son point de vue. Chacun est attiré différemment par ce lieu de vie, d'actions, de construction. Ouvrir les chantiers sur la ville à travers la notion de projet urbain, processus abstrait, agencement d'acteurs, d'objets, de temps et d'espaces vise à mieux comprendre l'ensemble bâti de la ville, pensé, dessiné. Le chantier encours est une pièce de ce puzzle qui s'agrandit, se densifie, s'organise de façon plus ou moins cohérente à chaque nouveau projet construit. La notion de projet urbain peut alors être un outil pour ouvrir les chantiers sur la ville et penser une fabrique plus ouverte de la ville.
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Penser-faire : quand les architectes se mêlent de construction ; thinking-making : when architects engage in construction
Collectif, Pauline Lefebvre, Julie Neuwels, Jean-philippe Possoz
- Université de Bruxelles
- Architecture, Urbanisme Et Paysagisme
- 9 Septembre 2021
- 9782800417578
Les architectes ne font pas des bâtiments, ils les imaginent et les dessinent.
Cet ouvrage explore des situations, actuelles ou historiques, qui troublent cette division entre conception et construction. Il met ainsi en perspective une certaine tendance à la valorisation du « faire » à l'oeuvre en architecture, à travers diverses pratiques : l'enseignement par la production à l'échelle 1:1, les expérimentations matérielles en situation de conception, l'esthétisation des traces de la construction, le réemploi de matériaux, la fabrication digitale, la construction en terre crue ou encore l'autoconstruction. Au fil des chapitres, l'ouvrage interroge les promesses du « faire » quant à d'autres rapports possibles à la matière, aux techniques, aux acteurs et à l'environnement. -
L'Université libre de Bruxelles : Un récit d'histoire architecturale
Collectif, Serge Jaumain, Anne-Sophie Daout, Irène Lund
- Université de Bruxelles
- 8 Février 2024
- 9782800418575
Ensemble d'édifices aux allures hétéroclites, le campus du Solbosch surprend le visiteur, mais aussi l'usager. La diversité des styles, le choix des gabarits ou encore la structuration des espaces ne sont pas simples à comprendre.
Ce livre propose une balade architecturale dévoilant l'histoire de chacun des bâtiments qui contribue à façonner l'identité si particulière de ce campus. Cette approche permet au lecteur de comprendre que ces constructions successives, fruits de leurs époques, constituent en fin de compte un formidable condensé de l'évolution de l'architecture universitaire et des techniques de construction au cours des cent dernières années.
L'ouvrage est le résultat d'une série d'études menées par des étudiants, des professeurs et des membres de l'administration de l'Université libre de Bruxelles. Architectes, ingénieurs et historiens ont mobilisé et croisé leurs expertises pour proposer une nouvelle approche de l'histoire du Solbosch et, derrière elle, de l'histoire de leur université. -
Entre vitesse et lenteur : Tension entre imaginaires de la mobilité à Bruxelles
Claire Pelgrims
- Université de Bruxelles
- Architecture, Urbanisme Et Paysagisme
- 27 Février 2025
- 9782800418797
La ville est construite pour être traversée à certaines vitesses. Les pratiques de vitesse et de lenteur induisent une expérience esthétique particulière de la ville. Ce livre s'intéresse ainsi aux mobilités considérées comme rapides et comme lentes, aux aménagements conçus pour ces différentes formes de mobilités,
aux comportements mobiles et immobiles que ces dispositifs matériels et réglementaires encouragent et aux articulations spatiales et matérielles entre ces différentes formes de mobilités. Il traite la question de l'articulation et de la friction entre les incarnations structurelles, phénoménologiques et symboliques des imaginaires de vitesse et de lenteur et de la tension qui préside à l'évolution de cette articulation sur le temps long. Ces différentes incarnations des imaginaires de vitesse et de lenteur se partagent en effet l'espace urbain.
Au-delà de son aspect monographique, ce livre propose un cadre théorique original et ouvre différentes perspectives de recherche sur la rencontre entre fonctionnalité et esthétisation des infrastructures de mobilité. Cette articulation est plus que jamais pertinente à investiguer pour informer une transition des mobilités contemporaines vers plus de durabilité, une transition qui s'appuie sur les imaginaires et notamment sur les résonnances affectives et éthiques entre les pratiques et les infrastructures de mobilité.
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Towards a metropolitan city centre for Brussels
Aniss m. Mezoued, Sofie Vermeulen, Jean-philippe de Visscher
- Université de Bruxelles
- 9 Décembre 2020
- 9782800417134
Between 2015 and 2020, the city centre of Brussels witnessed the creation of its fi rst major pedestrian zone, one of the largest urban projects in recent decades.
The boulevards between place Fontainas and place De Brouckère are now car free. New public spaces, greenery, benches and lighting have been installed, as well as new entrances for metro stations, two large bicycle parks and other facilities. Has the Brussels city centre finally done away with the car hegemony? Can the city centre be extended to become the centre of the Brussels metropolis where everyone can find his or her own place? This book presents scientific background to the issue and brings together in words and images the research carried out over the past four years by the Brussels Centre Observatory. -
Études sur le XVIIIe siècle Tome 48 : les comédiens itinérants à Bruxelles au XVIIIe siècle
J-P. Van Aelbrouck
- Université de Bruxelles
- Études Sur Le Xviiie Siècle
- 21 Avril 2022
- 9782800417684
L'histoire et la vie des troupes itinérantes au XVIIIe siècle a fait l'objet de nombreuses monographies, toutes centrées sur un aspect particulier, une ville ou, plus rarement, une région.
L'histoire générale du théâtre nous est cependant bien connue et de nombreuses études en ont analysé les principaux courants littéraires, les événements chronologiques marquants, les transformations architecturales des lieux de représentations. Mais rarement les auteurs de ces études se sont penchés sur la vie d'une troupe, sur ses rapports à l'argent et au pouvoir ; le personnage public de l'acteur en représentation a été étudié et commenté mais on a ignoré le personnage privé qu'il redevient après le spectacle.
Au-delà de la pièce écrite, de la représentation théâtrale et des rôles tenus par les acteurs, notre démarche s'est portée sur le mince espace qui sépare le plateau des loges, ces coulisses où, brusquement, l'acteur redevient homme, où il passe sans transition du personnage honoré au personnage ignoré, où il verse de la magie à la banalité. Comment accède-t-on à la profession d'acteur ? Qu'est-ce qui fait courir le comédien de troupe en troupe et la troupe de ville en ville ? Pourquoi le comédien est-il adulé sur la scène et méprisé à la ville ? Autant de questions auxquelles nous tentons de répondre en jetant un éclairage sur le fait théâtral dans ses rapports avec la société et avec ses différentes composantes, telles que le pouvoir et les « classes sociales », la famille, la religion, l'économie, l'organisation de l'entreprise théâtrale, le nomadisme et le voyage, avec Bruxelles comme plaque tournante.
Docteur en sciences sociales de l'Université libre de Bruxelles, Jean-Philippe Van Aelbrouck a passé toute sa carrière au ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où il a créé le Service de la danse et a été directeur général du département de la Création artistique .Il a publié en 1994 le Dictionnaire des danseurs à Bruxelles de 1600 à 1830 et est l'auteur de nombreux articles sur la danse et le théâtre, principalement au XVIIIe siècle. -
Numériser l'architecture : Représentation et caractérisation du patrimoine bâti
David Lo Buglio
- Université de Bruxelles
- Architecture, Urbanisme Et Paysagisme
- 12 Mars 2026
- 9782800419558
Représenter l'architecture, c'est la comprendre puis l'expliquer. À l'heure du numérique et face aux multiples pressions pesant sur le patrimoine bâti, David Lo Buglio interroge le rôle des nouveaux outils de capture et de numérisation (photogrammétrie, lasergrammétrie, intelligence artificielle) dans la fabrique du savoir architectural. En articulant histoire du dessin, analyse computationnelle et lecture interprétative, il montre comment la représentation peut redevenir un espace de connaissance où se rencontrent mesure et sens, rigueur et regard.
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La production des espaces économiques ; la formation des territoires Tome 2
Christian Vandermotten
- Université de Bruxelles
- 16 Novembre 2010
- 9782800414683
Les sociétés se reproduisent et se transforment sous l'effet des rapports que les hommes et les groupes sociaux nouent entre eux dans la sphère de la production. Mais ces rapports émergent, se stabilisent, se redéploient sur la base et sous la contrainte de conditions concrètes, héritées du passé et géographiquement différenciées. La mise en jeu des forces productives, les logiques sous-jacentes aux stratégies individuelles des acteurs économiques s'inscrivent dans les espaces et produisent les espaces. Les configurations spatiales de l'économie rendent compte de la dynamique historique des articulations, aux différentes échelles, des divers modes de production. C'est dans une telle perspective que le présent ouvrage analyse la mise en place, la reproduction et la transformation des écarts de développement dans le monde et les structures spatiales de l'économie qui en résultent, de l'échelle de la Belgique à celle de la mondialisation, en passant par celle de l'Europe. Il examine la nature et l'orientation des flux auxquels elles donnent naissance, dans une économie dont la maîtrise des régulations échappe de plus en plus aux échelles nationales et aux structures étatiques.A l'opposé des démarches modélisantes d'inspiration néoclassique ou des considérations factuelles de la géographie monographique ou béhavioriste, l'ouvrage propose une méthodologie pour comprendre l'espace global.
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Les facteurs d'instruments de musique a paris au xixe siecle
Haine M
- Université de Bruxelles
- 18 Avril 1996
- 9782800408644
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Autour du pere castel et du clavecin oculaire
Groupe D'Etude Du Xv
- Université de Bruxelles
- 18 Avril 1996
- 9782800411279
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Études sur le XVIIIe siècle Tome 50 : le théâtre de collège au XVIIIe siècle
Collectif, Nicolas Brucker
- Université de Bruxelles
- Études Sur Le Xviiie Siècle
- 29 Juin 2023
- 9782800418407
À côté des scènes publiques, théâtres privilégiés et troupes professionnelles, il existe un théâtre d'éducation dont l'importance ne cesse de croître au cours du XVIIIe siècle. Dans l'Europe entière, plusieurs congrégations religieuses, au premier rang desquelles celle des jésuites, font de l'art dramatique l'une des activités phare de leur enseignement.
Sur la scène, l'élève apprend l'art de paraître en public, d'exercer sa mémoire, de dire un texte avec justesse, voire de pratiquer les talents agréables comme la danse, la musique et le chant. Les maîtres conçoivent des pièces originales, principalement en latin mais aussi en langue vernaculaire, d'inspiration religieuse ou historique, ou pour la comédie se référant aux modèles antiques ou modernes.
Aujourd'hui mieux connu, ce répertoire dément la réputation faite au théâtre de collège de tourner le dos à son époque. Les interactions entre l'espace public, travaillé par des logiques de pouvoir et de reconnaissance, et la scène privée, dédiée à la perfection morale de l'homme et à la formation d'une élite, sont en réalité nombreuses. Ici comme ailleurs, le théâtre se fait le miroir de l'actualité sociale et culturelle. -
Au-delà du Pentagone ; le centre-ville métropolitain de Bruxelles
Aniss m. Mezoued, Sofie Vermeulen, Jean-philippe de Visscher
- Université de Bruxelles
- Bséries
- 9 Décembre 2020
- 9782800417233
Tussen 2015 en 2020 kreeg de Brusselse binnenstad haar eerste grote voetgangerszone, één van de grootste stadsprojecten van de afgelopen decennia. Entre 2015 et 2020, le centre-ville de Bruxelles a vu se concrétiser sa première grande zone piétonne et se développer l'un des plus grands projets urbains des dernières décennies.
De lanen tussen het Fontainasplein en het Brouckèreplein werden autovrij. Er kwam nieuwe publieke ruimte met groen, zitbanken en verlichting, maar ook met nieuwe toegangen tot drie ondergrondse metrostations, twee fietsenstallingen en andere voorzieningen. Maakt het Brusselse stadscentrum komaf met Koning Auto ? Kan de binnen-stad uitbreiden om zo het centrum van de Brusselse metropool te worden waarin iedereen zich thuis kan voelen ? Dit boek brengt in woord en beeld het onderzoek samen van vier jaar Brussels Centre Observatory.
Les boulevards entre la place Fontainas et la place De Brouckère ont été piétonnisés. De nouveaux espaces publics, de la verdure, des bancs et de l'éclairage y ont été aménagés, ainsi que de nouvelles entrées pour les stations de métro, deux grands parkings vélo et d'autres équipements. Le centre-ville de Bruxelles est-il en train de sortir du « tout à la voiture » ? Peut-il s'élargir pour devenir le centre de la métropole bruxelloise dans lequel chacun peut trouver sa place ? Cet ouvrage rassemble en mots et en images les recherches menées depuis quatre ans par le Brussels Centre Observatory. -
Revue Sextant : pratiques de l'intime
Revue Sextant
- Université de Bruxelles
- Revue Sextant
- 25 Janvier 2012
- 9782800415185
Dans un contexte socio-culturel propice à l'expression de l'ego, aux épanchements personnels et à l'exhibition de l'intériorité, des créatrices explorent le filon intimiste, souvent avec une audace et une crudité que leur envient leurs alter ego masculins.
Que ce soit dans la littérature, les arts plastiques ou le cinéma contemporain, les artistes sont en effet de plus en plus nombreuses à décrire l'expérience (fictionnelle ou subjective) de l'intime, puisant volontiers dans les détails de leurs vies (sexuelles) respectives. Au coeur de ces nouvelles formes, l'hybridation des discours, critique, théorique et intime, est de mise, provoquant un réaménagement considérable au sein des genres, et du genre.
Ce volume s'interroge à la fois sur les pratiques sexuelles que couvre cette idée de l'intime, l'évolution du contenu des oeuvres, du XIXe siècle à aujourd'hui, ainsi que sur les différentes modalités discursives qui véhiculent ces visions (des journaux écrits et correspondances, réels ou fictifs, des oeuvres d'art, des films documentaires ou de fiction). L'enjeu des textes repris dans ce volume se situe aussi au niveau de la pertinence d'un tel phénomène et de la spécificité d'un discours "féminin" par rapport à ces pratiques créatives. -
Dimensions du sacré dans les littératures profanes
Alain Dierkens
- Université de Bruxelles
- Problèmes D'Histoire Des Religions
- 19 Octobre 1999
- 9782800412238
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Le Palais des Beaux-Arts : La création d'un haut lieu de culture à Bruxelles (1928-1945)
Valérie Montens
- Université de Bruxelles
- Faculte De Philosophie Et Lettres
- 1 Mars 2001
- 9782800412290
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Études sur le XVIIIe siècle Tome 33 : Les théâtres de société au XVIIIe siècle
Dominique Quéro, Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval
- Université de Bruxelles
- Études Sur Le Xviiie Siècle
- 1 Novembre 2005
- 9782800413648
Aspect essentiel de " la vie théâtrale au XVIIIe siècle ", le théâtre de société constitue un objet d'étude privilégié pour les historiens des mentalités, du théâtre, de la littérature, de la musique, de l'architecture et des arts du spectacle en général.
Les textes ici rassemblés, dans cette perspective interdisciplinaire, privilégient un ordre chronologique qui part de la cour de Sceaux pour arriver à la période révolutionnaire, dont on doit se demander si elle sonne la fin de ces manifestations considérées comme caractéristiques de l'Ancien Régime. Trois grands axes de réflexion se dessinent au sein de ce cadre : les lieux et les répertoires qui ont pour objet de situer précisément cette activité parmi d'autres ; les rapports de ces corpus avec la société du triple point de vue esthétique, moral et politique ; les échos que le théâtre de société a laissés dans les écrits du temps.
L'étude de sources jusque-là inexplorées permet d'en savoir plus sur la genèse des pièces et des spectacles, de montrer comment, pourquoi, à quel moment de leur vie ou de leur carrière littéraire des auteurs amateurs ou professionnels, comme Marivaux, Voltaire ou Beaumarchais, se sont tournés vers les scènes privées, et quelles y sont les conditions de représentation : bâtiments, des plus simples aux plus luxueux ; composition des troupes, mêlant souvent professionnels et amateurs, qu'il s'agisse des comédiens ou des musiciens, dont le rôle essentiel et parfois novateur est ici souligné.
La diversité des théâtres étudiés met en lumière l'importance de la province, tant dans les villes que dans les résidences de compagne. A Paris, l'activité théâtrale publique se trouve même démultipliée par celle des scènes privées. Si le théâtre de société se caractérise par la notion d'espace privé, qui le définit pour l'essentiel et le distingue des scènes privilégiées, officielles et non, il joue également un rôle de théâtre expérimental pour certaines pièces.
Il permet en effet à certains auteurs de fourbir leurs premières armes à l'ombre d'un commanditaire s'apparentant plus ou moins à un mécène, dans un cadre où la notion de " société " ou de " spectateurs " se substitue à celle de " public ". Là, il imite, détourne ou invente de nouveaux genres, susceptibles de s'épanouir sur les scènes publiques, en France et, plus largement, dans une Europe tournée vers le modèle français.
Lieu de transfert culturel, donc, des textes, des auteurs, des acteurs et des esthétiques, le théâtre de société du XVIIIe siècle est bien aux origines du théâtre amateur qui se développe aux siècles suivants. -
Stravinski et ses exégètes : (1910-1940)
Valérie Dufour
- Université de Bruxelles
- Faculte De Philosophie Et Lettres
- 29 Août 2006
- 9782800413815
Entre 1910 et 1940, Stravinski incarne le renouveau autant que le Rappel à l'ordre.
Sa musique fascine autant qu'elle dérange. Peu à peu, les musicologues posent les jalons d'une exégèse, article après article, livre après livre. Le compositeur mène l'intrigue : l'approche qu'il a eue de ces jugements comporte une radicalité qui l'a incité à concevoir les adversaires comme des ennemis et les partisans comme des apologistes. Les principaux commentateurs " autorisés " de l'art de Stravinski ont été ses plus proches collaborateurs, ses amis, ses fidèles défenseurs et serviteurs.
Ses éminences grises ? A travers la quête de justesse dans laquelle le compositeur s'implique, c'est la puissance suggestive du mythe qui se dévoile. C'est aussi une histoire de foi et une recherche d'éternité. L'image que Stravinski désire laisser de lui-même fait aussi partie intégrante de son art : façonner une icône culturelle et en faire une oeuvre d'art. -
Études sur le XVIIIe siècle : Formes et figures du goût chinois dans les anciens Pays-Bas
Jacques Marx, Brigitte D''Hainaut-Zveny
- Université de Bruxelles
- Études Sur Le Xviiie Siècle
- 26 Novembre 2009
- 9782800414515
L'histoire de la chinoiserie est celle d'une ambition économique qui chercha à donner une nouvelle extension, maritime, aux anciennes routes de la soie afin de capter au profit des nombreuses Compagnies des Indes orientales, créées à cet effet, une partie des parts de marché qu'impliquait ce commerce avec l'Extrême-Orient.
Ainsi envahirent l'Europe une foule de " produits de la Chine " - porcelaines, textiles, laques, objets de luxe - dont la possession a le plus souvent été un marqueur de distinction sociale. Le développement de la chinoiserie et du goût chinois au XVIIIe siècle est un phénomène européen, qui s'inscrit dans la dynamique même instaurée par la Pensée des Lumières, où l'on détecte un courant utopique fondé à la fois sur l'idée de la reconstitution d'un Eden perdu, et sur celle d'une communauté politique et sociale restaurée.
Sur le plan stylistique, l'influence de la Chine s'est trouvée en phase avec les grandes tendances du goût régnant entre 1720-1770, dominé par la confusion des figures et de l'ornement ; les effets de surface dus à la découverte de matières nouvelles comme la porcelaine et ta laque ; et l'imbrication des formes. Il est clair que l'appropriation du goût chinois en Europe s'est exprimée à travers une démarche dont il convient d'apprécier le caractère subversif, puisque l'art rocaille apparaît incontestablement comme une tentative de mettre entre parenthèses certains des principes de la représentation classique.
Le déni du système perspectif, le refus d'utilisation du système proportionnel des ordres, l'expérimentation systématique de l'asymétrie, de fréquentes propositions pour des compositions non centrées, comme la légitimité reconnue à des variations non proportionnelles d'échelle sont autant d'éléments qui participent à la proposition d'un système de composition alternatif au système classique. Devant l'impossibilité évidente de proposer ici un aperçu complet de cette histoire d'influences, d'appropriations et de réinterprétations, les éditeurs ont choisi de privilégier certains pans de cette histoire, moins récemment investigués ou laissés parfois en friche.
Ils ont pris l'option de centrer ce volume sur deux axes particuliers : privilégier, d'une part, l'étude des vecteurs de transmission de cette séduction ainsi que l'appréciation de la manière dont ces agents ont contribué à " colorer " les éléments transmis ; et attirer, d'autre part, l'attention sur l'intérêt et la qualité, souvent mésestimés, des " chinoiseries " réalisées dans nos régions au XVIIIe siècle.
Des questionnements fondamentaux sont ici esquissés : sur le degré d'extension du concept (par rapport, notamment, à l'expression littéraire) ; sur le degré d'adéquation de ses formes et de ses expressions par rapport à la réalité chinoise ; sur la place occupée par la chinoiserie dans le discours et la culture globale des Lumières, sur les agents de la diffusion - en particulier les missionnaires - et les modalités de celle-ci.
Dans les Pays-Bas méridionaux (1715-1792), la chinoiserie et le goût chinois ont beaucoup contribué à créer, dans les habitudes de vie et l'environnement familier des classes aristocratiques, une sociabilité élégante et distinguée. En ce sens, l'architecture pavillonnaire des jardins anglo-chinois - à Kew comme à Potsdam ou à Drottningholm par exemple, ou, dans les Pays-Bas méridionaux, à Enghien, Beloeil ou Boekenberg -, matérialise des lieux de plaisance, voire de " libertinage " - au sens intellectuel - liés à de nouvelles formes de sensibilité, et même à de nouvelles formes de pensée, axées sur la discontinuité, la diversité et l'esthétique du fragment.
Mais, surtout, au-delà, dans un pays d'étendue réduite, de tradition intellectuelle relativement conformiste, elle a incontestablement constitué un élément d'ouverture vers le mouvement des Lumières, et elle a sans aucun doute contribué à forger la prescience d'une certaine forme de cosmopolitisme et d'appréciation de l'altérité. -
Lieux, biens, liens communs : Émergence d'une grammaire participative en architecture et urbanisme, 1904-1969
Judith Le Maire
- Université de Bruxelles
- 14 Mai 2014
- 9782800415529
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Du musée aux pratiques culturelles : Enquête sur les publics de musées d'art moderne et contemporain
Laurie Hanquinet
- Université de Bruxelles
- Sociologie Et Anthropologie
- 9 Septembre 2014
- 9782800415666
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Les artistes belges et le communisme : Magritte, Masereel et les autres...
Paul Aron, Anne Morelli
- Université de Bruxelles
- 9 Avril 2026
- 9782800419428
Ce petit ouvrage est consacré aux artistes communistes belges. On
se demande s'ils existent, si l'on peut les répertorier, et si leurs
oeuvres présentent un dénominateur commun. Les dix contributions qui composent cet ouvrage collectif tentent d'étudier le groupe hétérogène des artistes communistes en relevant les fils ténus qui, malgré les apparences, les relient. -
L'entrée en ville : Aménager, expérimenter, représenter
Yannick Vanhaelen, Tatiana Debroux, Judith Le Maire
- Université de Bruxelles
- 9 Mars 2017
- 9782800416168
Distinguez deux objets d'étude bien distincts à l'aide de ce livre.
Cet ouvrage se focalise sur deux objets distincts : l'entrée en ville, en tant que configuration spatiale, et l'arrivée en ville, en tant qu'expérience urbaine singulière.
Un ouvrage de référence qui s'appuie sur l'histoire de l'architecture, adressé à tous ceux qui s'intéresse de près ou de loin à l'urbanisme.
EXTRAIT
De la porte urbaine à l'aéroport, de la gare au giratoire périurbain, ces entrées de ville ont en commun de constituer des interfaces. Issue de la physique, la notion d'interface est mobilisée en géographie pour désigner un espace (lieu, ligne, plan) de contact entre deux systèmes ou deux ensembles distincts. A la différence de la frontière, l'interface suppose le passage : elle assure la mise en relation de différents territoires. Les entrées de ville n'échappent pas à ce principe. En effet, elles sont franchies tous les jours par les usagers multiples de l'espace urbain : paysans désireux de venir vendre une partie de leur production ou marchands en quête de produits artisanaux urbains dans les villes anciennes ; navetteurs, touristes ou voyageurs d'affaires dans les villes contemporaines. L'importance et la diversité des flux qui franchissent les entrées de ville induisent, comme dans d'autres interfaces, la présence d'équipements et d'activités spécifiques. Outre les infrastructures liées directement au contrôle ou à la circulation des personnes (pavillons d'octroi, postes frontières, quais, halls d'embarquement, salles d'attente, débarcadères, échangeurs autoroutiers, etc.), les entrées de ville fixent souvent des commerces et services destinés aux voyageurs ou navetteurs.