Les paradis artificiels (préface Claude Pichois)

À propos

On sait que Baudelaire fut de ceux qui, cherchant toujours leur part d'absolu, se laissèrent tenter par la promesse d'ivresses nouvelles. En lisant la prose poétique qui nous restitue ces visions de haschisch et d'opium, on ne peut qu'être envoûtés à notre tour. La beauté de cette prose tient du rêve ; elle a quelque chose de composite et de bizarre : le poète oscille entre le récit et l'essai, l'analyse et la traduction. Il trouve en effet certaines de ces visions dans les écrits autobiographiques de Thomas de Quincey auxquels est consacrée la deuxième partie des Paradis artificiels. Mais il ne faut pas que ces paradis entrevus demeurent artificiels, ils doivent prendre corps au sein de la création ; pour cela, le poète doit instaurer un équilibre en maîtrisant son rêve. La seule drogue qui mérite qu'on se damne pour elle, c'est la Poésie. Ce volume contient aussi : La Pipe d'opium, Le Hachich et Le Club des Hachichins de Théophile Gautier.


Rayons : Littérature > Poésie


  • Auteur(s)

    Charles Baudelaire

  • Éditeur

    FOLIO

  • Distributeur

    SODIS

  • Date de parution

    23/08/2007

  • Collection

    Folio Classique

  • EAN

    9782070344802

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    288 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.6 cm

  • Épaisseur

    1.8 cm

  • Poids

    183 g

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Charles Baudelaire

En 1827, son père meurt mais cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage spirituel. Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Aupick. Renvoyé du lycée pour une vétille en 39, Baudelaire choisit de mener une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Il entreprend un voyage vers les Indes qui écourté, imprégnera pourtant son imaginaire (amour de la mer, vision d'un ailleurs exotique). De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra tous les charmes et le amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et connaît dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il combat les formes exaltées du romantisme. En découvrant, puis en traduisant l'oeuvre de Poe, il trouve l'esthétique de la poésie pure, quête du beau perçu par l'imagination . En 48, il participe aux barricades mais est surtout préoccupé d'aller fusiller... Aupick. Les Fleurs du mal paraissent en 1857 et le recueil est en partie condamné "pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs". La nouvelle édition de 61 sera enrichie et restructurée mais aussi amputée des six plus beaux poèmes qui ont été interdits par le juge Pinar.
Le poète part alors pour la Belgique et se fixe à Bruxelles où il prépare un pamphlet contre ce pays qui figure à ses yeux une caricature de la France bourgeoise.Il meurt d'aphasie et de paralysie en 1867.

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